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La Guinée équatoriale accuse Paris, Madrid et Washington de s’immiscer dans ses élections

La Guinée équatoriale a accusé dimanche l’Espagne, la France et les Etats Unis d’Amérique de s’immiscer dans les élections présidentielles et législatives couplées prévues le 20 novembre courant dans ce petit pays situé dans le centre de l’Afrique, dirigé depuis 43 ans par Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.

Malabo a critiqué les trois pays pour avoir dépêché des diplomates afin d’assister à une réunion électorale de l’un des deux mouvements d’opposition autorisés, du reste faibles par rapport au « parti démocratique » dirigé par le président Obiang.

Celui-ci est qui est le dirigeant le plus ancien au monde – à l’exception des rois – brigue un sixième mandat à l’âge de quatre-vingts ans, lui dont le parti détient 99 des 100 sièges de l’Assemblée nationale sortante et les 55 sièges du Sénat.

Sur les photos diffusées par les autorités apparaissent des diplomates espagnols, français et américains assistant à une réunion du mouvement d’opposition « alliance pour le socialisme et la démocratie’ qui a réaffirmé avoir adressé des invitations à toutes les ambassades se trouvant à Malabo.

Les élections présidentielles, législatives, sénatoriales et municipales ont officiellement commencé depuis jeudi dans ce petit pays africain riche en pétrole et gaz, ancienne colonie espagnole et indépendant depuis 1968.

Le président Obiang est opposé à deux candidats issus des deux partis d’opposition autorisés dans le pays.

Le porte-parole du ministère américain des affaires étrangères, s’exprimant dans un Tweet a dit que Washington était inquiète à propos de rapports faisant état d’arrestations et de harcèlements d’opposants et de membres de la société civile.

Washington a insisté auprès de Malabo afin d’organiser « des élections libres et transparentes » et a encouragé le pouvoir à instaurer une société plus intégrée, pacifique et démocratique en permettant l’expression d’opinions politiques différentes.

Les forces de sécurité mènent depuis quelques semaines une campagne d’arrestations parmi les opposants, réaffirmant qu’elles ont déjoué une conspiration de l’opposition qui avait planifié des attaques contre des stations d’hydrocarbures, des ambassades occidentales et les résidences des ministres.

Sur la population totale du pays, soit 1,4 million, 428 électeurs ont été enregistrés.

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