L’Alliance des États du Sahel a défini vendredi trois priorités pour ses négociations avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), prévues les 17 et 18 octobre prochains à Dakar.
Dans un communiqué, le ministère burkinabé des Affaires étrangères a indiqué que les priorités de l’Alliance consistent à préserver la souveraineté des États, à renforcer la confédération et à défendre les intérêts des populations.
Cette annonce a été faite lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso, du Mali et du Niger, à Ouagadougou, visant à coordonner les positions des trois pays en vue des premières consultations officielles entre l’Alliance et la CEDEAO.
Les ministres des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, Abdoulaye Diop et Bakary Yao Sangaré, ont réaffirmé leur attachement au respect de la souveraineté de leurs pays, soulignant l’importance de préserver les liens historiques entre les peuples de la région du Sahel et le reste des pays d’Afrique de l’Ouest.
Ils ont également souligné l’importance de la libre circulation des personnes et des marchandises, et ont exprimé leur volonté d’adopter une approche fondée sur la responsabilité, le respect mutuel et la prise en compte des intérêts des populations, appelant à la recherche de solutions africaines aux défis régionaux.
Fondée en 2023, l’Alliance des États du Sahel regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger ; ces trois pays se sont officiellement retirés de la CEDEAO en janvier 2025.
Les négociations de Dakar s’inscrivent dans le cadre des efforts déployés par ces trois pays pour renforcer leur autonomie politique et institutionnelle et définir la nature de leurs relations futures avec la CEDEAO.




