
Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a appelé à renforcer la solidarité entre les pays africains et à mettre fin aux ingérences dans les affaires intérieures des États voisins, soulignant que le rétablissement de la confiance régionale constituait une condition préalable indispensable au développement d’une coopération sécuritaire plus efficace dans la région du Sahel.
Les déclarations du ministre ont été faites lors de consultations informelles tenues jeudi avec le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, en présence des ambassadeurs du Burkina Faso et du Niger, au cours desquelles il a fait le point sur les derniers développements sécuritaires au Mali, notamment les attaques du 25 avril dernier.
Le ministre a déclaré que ces attaques visaient à « perturber la transition » en tentant, selon ses propres termes, de frapper ses dirigeants, précisant que les assaillants comprenaient des éléments du « Front de libération de l’Azawad » agissant en coordination avec des groupes affiliés à l’organisation « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans ».
Abdoulaye Diop a ajouté que ce plan « a été déjoué » grâce à l’intervention rapide des forces armées maliennes, avec le soutien du Burkina Faso et du Niger, ainsi qu’à ce qu’il a qualifié de « résistance de la population locale » face aux assaillants.
Dans le même contexte, le ministre a insisté sur la nécessité de faire face à ce qu’il a qualifié de « guerre médiatique » menée par les groupes armés et leurs soutiens extérieurs, accusant certaines parties d’utiliser les médias pour « désinformer l’opinion publique et promouvoir la violence ».
Il a également fait état d’une « dynamique positive » dans le dialogue avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), estimant que cela pourrait ouvrir la voie à un renforcement de la coopération régionale dans la phase à venir.
Le ministre a conclu en réaffirmant l’engagement des autorités de transition maliennes à poursuivre ce qu’il a qualifié de « processus de reconstruction de l’État » et de lutte contre le terrorisme.





