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Le Maroc fête les 20 ans de règne du Roi Mohammed VI : Un bilan incontestablement positif

Juillet 1999- Juillet 2019. Cela fait exactement vingt ans que les Marocains évoluent vers la modernité et la démocratie sous le règne de leur nouveau Roi, SM. Mohammed VI.

Vingt ans au cours desquels, le jeune Roi déjà populaire, sera un Roi fédérateur, unificateur, garant des équilibres politiques et arbitre des jeux d’influences.

Non seulement, dès son intronisation en 1999, le Roi Mohammed VI va entamer une série de grands chantiers qui ont radicalement changé la physionomie du pays, mais il entreprendra des réformes politiques, administratives et juridiques courageuses grâce à une nouvelle Constitution qu’il mettra en place. Le connaît alors de bien heureux bouleversements tels l’élargissement du champ des droits des citoyens et leurs libertés, l’indépendance du pouvoir judiciaire des autres pouvoirs exécutif et législatif, le renforcement des attributions du gouvernement et du parlement. La langue amazighe a été reconnue langue officielle au même titre que l’arabe, après avoir été valorisée dès les premières années du règne de Mohammed VI avec la création, en 2001, de l’Institut royal de la culture amazighe (IRCAM).

Parallèlement à cette révolution, le Roi Mohammed VI place la cause de la femme parmi les priorités des réformes législatives et institutionnelles en menant un processus remarquable de modernisme du statut de la femme marocaine. La réforme du code de la famille, l’un des plus grands chantiers initiés par le Roi, voit le jour en octobre 2004, après un débat de société qui aura duré plus de quatre ans, entre conservateurs et modernistes.

La même année, il ordonne la création de l’Instance équité et réconciliation (IER), pour enquêter sur des violations graves des droits de l’homme passées entre les années 1956 et 1999, période appelée « années de plomb », réalise la réconciliation, en indemnisant les victimes et tourne la page du passé douloureux.

En 2005, Mohammed VI lance l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), qui vise la lutte contre les inégalités, la pauvreté et la précarité sociale. Une initiative humaine qui permettra à la fois de prévenir la radicalisation latente parmi les populations défavorisées, mais aussi de lutter contre le discours extrémiste et de promouvoir les principes de l’Islam juste.

Ainsi, en sa qualité Commandeur des croyants, il restructure le champ religieux par la mise en œuvre d’initiatives en matière de formation des Imams, de promotion du rôle de la mosquée dans la société et de maîtrise du processus des fatwas.

Autant de réformes qui seront accompagnées par une dynamique sociale et économique qui va libérer les énergies pour les rendre plus créatives.

Fort de l’adhésion des populations marocaines à la monarchie et à sa propre personne parce que symbole incontesté de leur unité et de leur stabilité, Mohammed VI annonce, en 2007, « l’Initiative marocaine pour la négociation d’un statut d’autonomie de la région du Sahara ». Cette initiative, signe fort d’un esprit d’ouverture, tend à créer les conditions d’un processus de dialogue et de négociation débouchant sur une solution politique mutuellement acceptable. Elle a été saluée et acceptée par la majorité de la société internationale.

Sans tarder, le Roi Mohamed VI installe une Commission consultative de la régionalisation qui sera une option résolue pour la rénovation et la modernisation des structures de l’Etat et pour la consolidation du développement intégré. Véritable levier pour la décentralisation et le développement local, la régionalisation avancée va consolider l’édifice démocratique en constituant l’épine dorsale de l’État moderne dont le Maroc est en train d’asseoir solidement les fondements, offrant un rôle important aux collectivités locales en tant que locomotives du développement.

S’ensuivra un retour à l’Union africaine qui démontre la volonté du Maroc de défendre sa cause nationale et contribuer au développement du continent africain.

D’ailleurs, la diplomatie marocaine sera particulièrement active et présente dans les pays du Sahel et d’Afrique de l’ouest. Le Royaume s’est hissé au rang de deuxième plus grand investisseur du continent après l’Afrique du sud.

Outre la volonté du souverain marocain d’ouvrir le jeu politique pour permettre une vraie logique de participation à la gestion des affaires publiques, avec un parlement reflétant la volonté populaire qui fonctionne, des partis représentatifs des courants qui jouent leurs partitions et un gouvernement qui gouverne, le Roi Mohammed VI qui a su construire un édifice démocratique fort, lance des projets aussi gigantesques qu’inédits.

D’abord il y a eu le lancement du port Tanger Med dont la seconde partie vient juste d’être inauguré propulsant le Maroc au rang d’incontournable acteur Méditerranéen. Le port de Tanger Med est un des Joyaux maritimes de tout le continent africain. De par sa position stratégique et ses immenses capacités, il sera amené à jouer un rôle structurant dans l’ensemble de la chaîne de distribution du commerce mondial.

Ensuite ce fut le lancement du premier train à grande vitesse (LGV Al Borak) sur le continent africain reliant Tanger à Casablanca en un temps record. Ce projet structurant est le fruit d’une importante collaboration économique et politique entre Paris et Rabat, entre la rive Nord de la Méditerranée et sa rive Sud. Le Maroc, premier pays arabe et africain dont les citoyens vont se familiariser avec la technologie à grande vitesse, est aussi source d’une particulière distinction.

La troisième image qui a renfloué le capital symbolique marocain est le lancement par la société Arianespace d’un satellite d’observation marocain Mohammed VI-B. Avec l’accès à l’imagerie satellite, le Maroc entre dans le club très fermé des pays qui vont domestiquer les riches informations fournis par un œil spatial et les mettre au service de son territoire pour développer ses ressources et protéger ses richesses. Il rejoindra dans l’espace son binôme le Satellite MOHAMMED VI – A, lancé par Arianespace le 7 novembre 2017.

Comme quoi, les vingt années de règne de Mohammed VI ont vu le leadership marocain dans le concert des nations, être consolidé et le Maroc, devenu puissance régionale incontournable, paraît plus fort et plus déterminé que jamais à relever les défis du développement économique et de l’expérience démocratique.

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