Le ministre mauritanien de l’Autonomisation des jeunes, de l’Emploi, des Sports et du service civique, Mohamed Abdallahi Ould Louli, a déclaré que « la Mauritanie considère la migration circulaire comme un partenariat pour le développement commun, qui répond aux besoins des marchés du travail des pays d’accueil et ouvre de nouvelles perspectives professionnelles aux travailleurs ».
Ces propos ont été tenus lundi à Nouakchott, lors de l’ouverture du forum régional sur la migration circulaire, organisé conjointement par l’Agence nationale pour l’emploi et l’Organisation internationale pour les migrations, en partenariat avec l’Association mondiale des services publics de l’emploi.
Le ministre a évoqué le « renforcement des compétences et des ressources des pays d’origine » et a souligné « la nécessité de mettre en place des voies légales et sûres, ainsi que des partenariats clairs garantissant la protection des droits des travailleurs et leur accompagnement avant le départ et après le retour ».
Il a déclaré que « la Mauritanie a commencé à traduire cette orientation en expériences concrètes, parmi lesquelles figure le projet pilote de migration circulaire avec le Royaume d’Espagne dans le secteur agricole, parallèlement aux efforts visant à développer de nouveaux partenariats avec d’autres pays et employeurs, afin d’offrir des opportunités supplémentaires d’emploi à l’étranger ».
Le ministre a évoqué « la réglementation de l’activité des agences de placement à l’étranger, par la mise en place d’un cadre d’agrément, de contrôle et de suivi, afin de renforcer la transparence des processus de recrutement et de protéger les droits des travailleurs mauritaniens ».
Par ailleurs, les travaux du forum devraient permettre l’échange d’expériences et de savoir-faire, passer en revue les réussites et les défis liés aux programmes de migration circulaire, et déboucher sur des mesures concrètes visant à renforcer la coopération entre les services publics de l’emploi, les employeurs et les partenaires, notamment dans les domaines de la formation, du recrutement, de la protection des travailleurs, ainsi que de l’accompagnement de leur retour et de leur réinsertion, selon le ministère de l’Autonomisation des jeunes.




