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Le ministre de l’éducation : « la grève des enseignants se situe hors du contexte »

Le ministre mauritanien de l’éducation et de la réforme de l’enseignement Mohamed Melainine O. Eyih a qualifié jeudi la grève que les enseignants envisagent d’organiser « d’hors contexte », après quatre mois de la troisième année scolaire alors que le système éducatif continue de souffrir.

C’est le sens d’un article publié par le ministre sur sa page Facebook, après l’annonce faite par les syndicats des enseignants du fondamental et du secondaire le 21 février pour réclamer une révision des salaires et des indemnités des enseignants.

Le ministre a ajouté que la pandémie du coronavirus a affecté le niveau de réussite des élèves de par le monde, ajoutant que malgré le coût élevé de cette épidémie, le budget de l’éducation a connu des augmentations importantes au cours des trois années 2020, 2021 et 2022.

Il a ajouté que la masse salariale des enseignants a bénéficié des plus importantes augmentations qui ont dépassé les 7 milliards d’anciennes ouguiyas en 2020 et 2021 et ont approché les 4 milliards en 2022, le tout destiné aux enseignants directement concernés dans le processus de l’enseignement.

Le ministre a rappelé que l’indemnité d’éloignement a augmenté par deux fois et a atteint 150% et que l’indemnité de la craie qui a été payée pour 12 mois au lieu de 9 a été élargie aux directeurs des établissements avant l’actuelle augmentation de 50% ce qui constitue globalement une augmentation de 75%.

Les indemnités d’équipement ont été doublée de même que les indemnités des instances d’encadrement de 10.000 anciennes ouguiyas puis de 15.000 dans le budget de 2022.

Dans son article le ministre a évoqué un large recrutement qui a été opéré destiné à combler le déficit en enseignants, 4500 en réponse à la demande des enseignants en plus de 1200 prestataires de services, le reclassement de 1000 moniteurs comme instituteurs et 1000 professeurs adjoints comme professeurs, de même que le règlement de la situation de près de 600 chargés d’enseignement.

Le ministre s’est demandé par quelle logique cette grève peut être justifiée face aux multiples améliorations apportées aux conditions matérielles et morales des enseignants dans le programme du président de la république, des conditions renforcées par ailleurs par la consultation pédagogique nationale.

Pour le ministre il est illogique de faire prévaloir un mouvement de grève en s’accrochant à une pétition revendicative inscrite à l’origine dans le plan d’un projet de valorisation du métier d’enseignant destinée à donner une opportunité de réforme plutôt que la perturber.

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