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Le phénomène de la présence sur les plages mauritaniennes de poissons morts inquiète les populations

La présence de cadavres de poissons de différentes espèces s’est multipliée ces dernières années, ce qui a accentué l’inquiétude des mauritaniens à propos de leur richesse halieutique, l’un des principaux piliers de l’économie du pays

Une inquiétude revenue au-devant de la scène hier mardi avec la publication par le parc de Diawling de la photo d’un poisson géant, de la race « des baleines bleues », découvert dimanche dernier, dans la zone de Legweïchich, au sud de Nouakchott.

Ce poisson géant, d’une longueur de 22 mètres et dont on ignore les causes de sa mort, a ramené aux esprits des phénomènes similaires avec la mort des très grandes quantités de poissons en septembre de l’année dernière quand on avait retrouvé près de 200 tonnes de l’espèce dispersées entre Nouakchott et le port de Tanit.

En mars de l’année dernière des pêcheurs de la ville de Ndiago ont découvert un poisson géant, mort et rejeté par les vagues sur la côte et au cours de ce même mois, cette fois-ci à Nouadhibou, on a découvert le cadavre d’un gigantesque dauphin.

Des organisations actives dans le domaine de l’environnement ont sonné l’alarme et lié le phénomène de ces catastrophes aux prospections pétrolières et gazières en face des côtes mauritaniennes où opèrent plusieurs sociétés.

Les autorités officielles mauritaniennes quant à elle considère ce phénomène souvent normal et l’institut mauritanien de recherche océanographique et des pêches avait d’ailleurs publié des communiqués l’expliquant.

L’institut a publié ce mercredi un communiqué dans lequel il a annoncé la baleine bleue, retrouvée dans la région Legweïchich « est dans un état de décomposition avancé, ce qui supposerait qu’il était mort en haute mer, loin de la zone où il s’est échoué.  »

L’institut révèle que la Mauritanie est une zone de transit pour un très grand nombre de baleines qui émigrent entre les deux pôles (nord et sud) et leur mort est considérée comme tout à fait naturelle.

Il a ajouté que le phénomène de la mort des poissons avait été constaté en 2005, la même année au cours de laquelle la Mauritanie avait entamé l’exploitation du pétrole du puits Chinguetti, en plein océan Atlantique.

En ce temps l’institut avait lié le phénomène naissant aux déchets rejetés par les navires de pêche, l’étouffement résultant d’un faible taux d’oxygène associé à des températures élevées et des vents faibles, en plus de la pollution.

 

 

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