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Malaise dans l’opinion publique malienne après la découverte de violences contre des esclaves

La publication de vidéos sur les réseaux sociaux au Mali au cours de ces derniers jours a engendré une grande controverse, au vu de violences barbares commises contre des hommes, des femmes et des enfants descendants d’esclaves, torturés pour avoir contrarié leurs maîtres.

La version reprise dans les médias locaux du Mali confirme que ces vidéos et photos ont été prises dans de petits villages, dans l’ouest du pays, notamment dans la région de Kayes circonscription de Diyama, commune de Medinasako.

Certaines de ces victimes ont été acheminées à Bamako et sont actuellement pris en charge par des organisations des droits de l’homme.

Parmi ces victimes Hamy Coulibaly qui déclare avoir été torturé par des dizaines de jeunes ayant fait usage de bâtons et d’armes blanches.

Il dit avoir été victime d’anciennes pratiques auxquelles étaient soumis les esclaves chaque fois que leurs maîtres les rendaient responsables de la mort d’une vache du troupeau.

Des associations des droits de l’homme affirment que l’esclavage est très répandu dans le nord et l’ouest du pays et que les statistiques en provenance de Kayes sont inquiétantes car un grand nombre de citoyens sont victimes de violences seulement pour avoir mis en cause leur statut d’esclaves.

Ces organisations dénoncent ce qu’elles appellent le mutisme des autorités maliennes à l’endroit de ces pratiques et ajoutent que ceux, parmi les victimes qui se sont plaints auprès des services de sécurité et des autorités ont été ignorés, le pouvoir, selon ces organisations craignant plutôt les maîtres.

Seulement les vidéos et photos postées sur les réseaux sociaux ont amené les autorités maliennes à sortir de leur silence et ont publié un communiqué dans lequel elles dénoncent avec colère les pratiques qui portent atteinte à l’honneur et à la dignité de certains citoyens dans des régions du pays.

Les autorités estiment que ces comportements s’expliquent par une tendance à l’asservissement au nom d’une certaine culture mais rappellent les dispositions constitutionnelles qui font de tous les maliens des citoyens égaux devant la loi et leur confère le droit à la protection de leurs vies et leurs droits.

Les autorités maliennes ont dénoncé fermement ces pratiques qui menacent la paix et la cohésion sociale et ont affirmé qu’elles œuvreront avec fermeté au respect de la loi, la protection des individus et leurs biens sur toute l’étendue du territoire malien.

Elles déclarent avoir chargé le ministre concerné d’examiner tous les cas et tirer au clair l’ensemble des faits.

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