
Radio France Internationale a rapporté l’enlèvement de personnalités politiques et d’opposants au Mali ces derniers jours, en l’absence de toute clarification officielle quant à leur sort ou au fondement juridique de leur arrestation.
La radio a indiqué que des hommes armés et cagoulés avaient emmené plusieurs personnalités, dont Youssouf Daba Diawara et Moussa « Aba » Guérè, dans la capitale Bamako, quelques jours après l’enlèvement de l’avocat Montaga Tal à son domicile, sans que le lieu de leur détention ne soit révélé.
De son côté, Amnesty International a appelé les autorités de transition à révéler immédiatement le sort de l’avocat Montaga Tal, à localiser sa présence, à le libérer ou à respecter les procédures légales, mettant en garde contre la recrudescence de ce qu’elle a qualifié de « disparitions forcées ».
Ces développements font suite à des attaques coordonnées qui ont entraîné la mort du ministre de la Défense, Sadio Camara, menées par des combattants que les autorités ont décrits comme une alliance entre le groupe « Nasra al-Islam wal-Muslimin » et le Front de libération de l’Azawad, et qui ont visé plusieurs villes, dont Bamako, Kité, Kidal, Ségou et Gao.
La justice militaire avait annoncé l’arrestation de militaires soupçonnés d’être impliqués dans la planification de ces attaques, tout en évoquant la possible implication de personnalités politiques, sans fournir de détails supplémentaires depuis lors.





