L’organisation « Human Rights Watch » a indiqué que le groupe « Nasra al-Islam wa al-Muslimin » avait reconnu que certains de ses combattants avaient exécuté des soldats maliens après leur reddition, à la suite d’une attaque visant un convoi militaire dans le nord du pays en juillet dernier.
L’organisation a ajouté, dans un nouveau rapport publié ce lundi, que l’armée malienne et le corps d’armée africain russe avaient tué et blessé des dizaines de civils lors de frappes aériennes et d’opérations terrestres.
Le rapport précise que l’attaque menée le 18 juillet dernier par le groupe et le Front de libération de l’Azawad contre un convoi militaire qui se rendait d’Anifis à Gao a entraîné la perte de dizaines de soldats, indiquant qu’au moins 19 d’entre eux ont été torturés et exécutés après s’être rendus dans la région de Tabrachat.
« Human Rights Watch » a rapporté que la commission religieuse du groupe avait confirmé ces exécutions et la participation de combattants affiliés à celui-ci, mais a précisé que le groupe n’avait pas donné l’ordre de les commettre et qu’il ne voyait pas la nécessité de sanctionner les responsables.
L’organisation a déclaré avoir mené des entretiens avec les proches des soldats exécutés à Tabrchat, ajoutant que l’armée malienne n’avait pas, jusqu’à la mi-septembre dernier, contacté les familles des militaires tués ou portés disparus dans la région pour les informer de leur sort ou leur apporter un soutien.
En ce qui concerne les violations attribuées à l’armée malienne et à ses partenaires russes, l’organisation a documenté une frappe de drone qui a visé un marché aux bestiaux dans le village de Tombonkori, dans la région de Bandiagara, le 19 août dernier, et qui a fait six morts et au moins 20 blessés parmi les civils.
Elle a également documenté la mort de cinq jeunes filles âgées de 10 à 13 ans, abattues par des soldats maliens le 12 juillet dernier, alors qu’elles ramassaient du riz dans un champ près de la ville de Niouno, dans la région de Ségou.




