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Mauritanie : nouvelle stratégie pour réduire de 50% les accidents de la route

Le gouvernement mauritanien a annoncé jeudi une nouvelle stratégie dans le cadre d’un plan national multisectoriel pour la sécurité routière, destinée à réduire de 50% les accidents de la route à l’horizon 2024.

Ce plan a été annoncé lors d’un atelier de sensibilisation organisé par l’autorité de régulation du transport routier et la délégation générale pour la sécurité civile et la gestion des crises.

Selon le ministre de l’équipement et des transports Mouhamedou Ahmedou M’Heimid a dit que la nouvelle stratégie vise à dynamiser et organiser le conseil national de la sécurité routière concerné par les grandes lignes du programme à long terme à éradiquer le phénomène.

Pour parvenir à l’objectif fixé, c’est-à-dire réduire de 50% le nombre d’accidents à l’horizon 2024, le plan œuvre à appuyer, dynamiser et intégrer les concepts de la sécurité routière dans les manuels pédagogiques.

Le ministre a ajouté que le plan prévoit la formation des acteurs du secteur, notamment les autorités sécuritaires, les fonctionnaires, les syndicalistes et la société civile et le renforcement du rôle des différents secteurs de contrôle et d’assistance et l’obligation de la visite technique.

Pour sa part le président de l’autorité de régulation du transport routier, El Hacen O. Mohamed O. Awane a déclaré que cet atelier coïncide avec la journée mondiale de la sécurité routière, un évènement international, célébré dans le monde entier pour en faire un forum pour l’amélioration de la sécurité routière.

Il a ajouté que les statistiques révèlent que plus d’un million trente-cinq milles décès dans les accidents sont enregistrés annuellement ce qui veut dire qu’une personne meure toutes les 24 secondes, soit 3700 décès par jour, une moyenne qui correspond au crash de 7 avions gros porteurs par jour.

Selon O. Awane les excès de vitesse sont à l’origine du tiers des victimes des accidents à travers le monde, notamment parmi les jeunes âgés de 15 à 29 ans, alors que les coûts engendrés par ce phénomène représentent 5% du PIB et entraînent bon nombre de familles dans la misère.

Intervenant pour sa part le délégué général pour la sécurité civile et la gestion des crises, le général Khattar O. Mohamed M’Bareck a dit que le gouvernement, face à la recrudescence des accidents ces dernières années, a été amené à mettre en place un programme ambitieux qui s’est traduit par le renforcement des prérogatives et les moyens des institutions de l’état chargées d’assurer la sécurité et la protection des citoyens.

L’ouverture de cet atelier s’est déroulée en présence des ministres de l’intérieur et de la décentralisation et de la santé, en plus du wali de Nouakchott-ouest et la présidente de sa commission régionale.

 

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