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Sénégal : le champ des violences s’élargit dans le pays

Des villes sénégalaises, notamment dans le sud ont été le théâtre vendredi de violences et d’actes de vandalisme menés par des jeunes qui réclamaient la libération de l’opposant Ousmane Sonko, accusé de viol et de menace de mort contre une employée dans un salon de massage.

Des jeunes en colère ont incendié la mairie de la ville de Wandiva, dans la région de Sidou, dans l’extrême sud du pays.

Selon une source locale les feux ont détruit tous les registres de l’état civil y compris les actes de naissance, de mariage et de décès et les manifestants ont également incendié deux bus appartenant à la commune.

Dans la même ville une école privée a été vandalisée de même que le domicile d’un député.

Dans la ville de Sidou les forces de l’ordre ont quadrillé les points les plus sensibles pour éviter les violences mais les manifestants ont pu cependant accéder au bureau de l’inspection régionale des eaux et forêts et ont mis le feu à 5 véhicules lui appartenant.

Ces violences, selon l’agence sénégalaise de presse, ont fait jusqu’à présent au moins un mort et plusieurs blessés dont des membres des forces de sécurité.

Plusieurs commerces et des stations de carburant ont fermé de crainte d’être vandalisés ou détruits, quand bien même les forces de l’ordre ont renforcé les mesures de sécurité autour de de ces lieux pour éviter que les manifestants y arrivent.

Pendant ce temps le ministre sénégalais de l’intérieur, Antoine Felix Abdalla a mis en garde ceux qui veulent défier l’autorité de l’état, réaffirmant que l’état ne se soumettra pas aux provocations ni aux défis de certains à l’endroit de l’autorité publique.

Dans un discours sur les médias publics, le ministre a réaffirmé que l’état frappera d’une main de fer tout celui qui serait tenté de porter atteinte à la sécurité ou à la stabilité des citoyens ou les résidents au Sénégal.

Il a ajouté que ces violences sont intervenues après qu’un individu ait tenté d’échapper à la justice, de défier les autorités sécuritaires, d’appeler au trouble de l’ordre public et à une manifestation non autorisée en cette période de coronavirus.

La personne visée est l’opposant sénégalais Ousmane Sonko.

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