
Le gouvernement guinéen a annoncé la dissolution de 40 partis politiques, dont trois des plus importants du pays.
Dans un communiqué diffusé vendredi soir à la télévision publique, le ministère de l’Intérieur a justifié cette décision par le « non-respect des obligations légales » de ces partis.
La décision concerne quarante partis, dont trois ont dominé la scène politique guinéenne au cours des deux dernières décennies, à savoir : le Rassemblement du peuple guinéen, le parti de l’ancien président Alpha Condé, le Parti de l’union des forces démocratiques, dirigé par Cellou Dalein Diallo, un opposant qui vit actuellement en exil, et le Parti de l’union des forces républicaines, dirigé par Sidi Touré.
Il convient de rappeler que les dirigeants de ces partis vivent en exil depuis le coup d’État de septembre 2021, qui a renversé le président Alpha Condé et porté Mamady Dombouya au pouvoir.
Selon la décision du ministère de l’Intérieur, ces quarante partis ont perdu leur statut légal à la suite de la décision gouvernementale, et toute activité politique au nom de ces partis dissous n’est plus autorisée.
Il a précisé que les sièges principaux et régionaux seront saisis, ainsi que les biens, jusqu’à la formation de commissions chargées de liquider ces actifs.
La décision du gouvernement guinéen intervient dans un contexte électoral marqué par de vives tensions entre l’opposition et les autorités au pouvoir.
La Guinée organisera le 24 mai prochain des élections législatives et municipales, considérées comme les dernières étapes de la phase de transition qui s’est achevée par l’investiture de Mamady Doumbouya à la présidence pour un mandat de sept ans.
Ce dernier est arrivé au pouvoir à la suite d’un coup d’État militaire, avant d’organiser des élections et de les remporter avec une confortable avance sur ses concurrents, après avoir écarté un certain nombre de dirigeants politiques influents.




