La Société chinoise d’endocrinologie a publié de nouvelles recommandations cliniques visant à encadrer et à développer des programmes d’activité physique et d’exercice thérapeutique destinés aux adultes atteints de diabète de type 2.
Les chercheurs ont précisé que ces recommandations s’appuient sur une revue systématique des données scientifiques issues de bases de données internationales fiables, ainsi que sur l’intégration des avis d’experts issus de diverses disciplines. Elles ont été publiées jeudi dans la revue « Journal of Sport and Health Science ».
Le diabète de type 2 est l’une des formes les plus courantes de diabète. Il survient lorsque l’organisme devient incapable d’utiliser efficacement l’hormone insuline, ou lorsque le pancréas n’en produit pas en quantité suffisante, ce qui entraîne une élévation du taux de sucre dans le sang.
Ce type de diabète est souvent associé à des facteurs tels que le surpoids, le manque d’activité physique, des facteurs génétiques et le vieillissement, et peut se développer progressivement sans symptômes évidents à ses débuts.
Il est toutefois possible de le contrôler efficacement grâce à des changements de mode de vie, tels qu’une alimentation saine et une activité physique régulière, associés à la prise de médicaments ou d’insuline si nécessaire, afin de réduire les complications pouvant affecter le cœur, les reins et les nerfs.
Les nouvelles recommandations cliniques soulignent que l’activité physique constitue un pilier essentiel du traitement du diabète de type 2. Elle n’est pas seulement un outil d’aide, mais fait partie intégrante du plan thérapeutique global visant à améliorer les résultats de santé et à réduire les complications.
Les recommandations soulignent l’importance d’adopter un mode de vie actif, en précisant que l’activité physique régulière contribue à améliorer le contrôle de la glycémie et à limiter la détérioration de l’état de santé liée à la maladie.
Les recommandations préconisent de pratiquer au moins 150 à 300 minutes par semaine d’exercices d’endurance d’intensité modérée, ou 75 à 150 minutes d’exercices d’intensité élevée, ou une combinaison des deux, en précisant que des bénéfices supplémentaires peuvent être obtenus en augmentant le niveau d’activité physique de manière progressive et réfléchie.
Elles soulignent également l’importance de diversifier les exercices pour inclure des activités cardiovasculaires, des exercices de résistance, de souplesse et d’équilibre, car cela contribue à améliorer la condition physique générale et à réduire les complications liées au diabète.
Dans le cadre de la promotion de la sécurité, les recommandations préconisent la nécessité d’effectuer un bilan médical préalable avant de commencer tout programme sportif, notamment pour évaluer la santé cardiaque et dépister le pied diabétique, en tenant compte des différences individuelles entre les patients en termes d’âge, de durée de la maladie et de présence de pathologies associées.
Elles ont également recommandé l’utilisation d’appareils portables pour suivre l’activité physique et améliorer l’adhésion aux programmes thérapeutiques, ainsi que la supervision par des spécialistes si nécessaire, afin de garantir un bénéfice maximal et de réduire les risques potentiels.
Les experts ont souligné que l’intégration de l’activité physique dans le plan de traitement du diabète contribue à réduire les complications à long terme, notamment les maladies cardiaques et rénales, et améliore la qualité de vie des patients en général, compte tenu de la prévalence croissante de la maladie à l’échelle mondiale et de son lien étroit avec le manque d’activité physique.




