Le gouvernement burkinabé a rejeté dimanche les accusations portées par l’organisation « Human Rights Watch », qui faisait état de l’implication de l’armée et de ses partisans civils dans la mort de civils depuis le début de la guerre contre les groupes armés en 2023, qualifiant ce rapport de « mensonger ».
Dans un communiqué, le gouvernement a déclaré que le rapport contenait des « allégations sans fondement » et des « conclusions partiales », accusant son auteur de s’appuyer sur une méthodologie qu’il a qualifiée d’imprécise et de chercher à ternir l’image des forces burkinabè.
Le porte-parole du gouvernement, Bingdouendi Gilbert Ouédraogo, a affirmé que les forces de son pays « agissaient avec professionnalisme » et que leurs opérations visaient à protéger les civils, rejetant les accusations selon lesquelles les forces seraient responsables d’une grande partie des victimes.
Dans un rapport récent, « Human Rights Watch » a indiqué qu’environ 1 800 civils avaient été tués au cours des deux dernières années, estimant qu’une grande partie d’entre eux avaient été victimes des forces gouvernementales et de leurs partisans, sur la base d’entretiens avec plus de 450 personnes et de sources ouvertes.




