Le président de la CNDH : « notre visite aux deux parlementaires en détention l’a été de bonne foi »

Le président de la Commission nationale des droits de l’homme de Mauritanie, Bekay Abdelmalek, a déclaré que la Commission avait rempli son rôle constitutionnel en matière de protection et de promotion des droits de l’homme en rendant visite « de bonne foi » aux deux parlementaires en détention, « Marieme Cheikh Dieng et Ghamou Achour », tout en exprimant ses regrets de n’avoir pas pu les rencontrer.
Ould Abdel Malek a ajouté, dans une interview accordée à « Sahara 24 », que la Commission n’avait aucune position personnelle à l’égard d’aucune partie, la décrivant comme une institution morale assumant des fonctions consultatives dans le domaine des droits de l’homme.
Le président de la Commission des droits de l’homme a précisé que les visites aux personnes détenues s’inscrivent dans le cadre du travail de contrôle de la commission, soulignant qu’elles donnent lieu à des recommandations qui sont transmises au gouvernement, lequel se charge de les mettre en œuvre ou d’y donner suite selon son appréciation.
Ould Abdel Malek a poursuivi : « Tous les actes criminalisés par la loi ne sont pas couverts par l’immunité s’ils sortent du cadre officiel ».
Il a souligné que la commission travaille en toute indépendance et fournit des conseils au gouvernement dans le domaine des droits de l’homme, ajoutant qu’en cas de constatation d’une anomalie, des recommandations sont formulées, « auxquelles le gouvernement donne suite pour certaines, tandis que d’autres restent sans réponse ».





