Le Fonds monétaire international prévoit que l’économie de l’Afrique subsaharienne connaîtra une croissance de 4,5 % en 2026 et 2027, malgré les turbulences mondiales, la hausse des coûts de l’énergie et des importations, ainsi que la baisse de l’aide étrangère.
Dans son rapport intitulé « Perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne », publié jeudi, le FMI a maintenu ses prévisions de croissance pour les économies de la région à 4,5 % pour l’année en cours, soit le taux enregistré en 2025, et prévoit que la croissance se poursuivra au même rythme l’année prochaine.
Le Fonds a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour la région cette année de 0,2 point de pourcentage par rapport à ses estimations publiées en avril dernier, soulignant que les réformes économiques, les recettes tirées des matières premières et la capacité d’adaptation du secteur privé ont contribué à atténuer l’impact des chocs extérieurs.
Les prévisions de croissance varient d’une économie à l’autre dans la région : la croissance dans les pays exportateurs de pétrole devrait atteindre 4,1 % cette année, contre 4 % l’année dernière, tandis que les autres économies riches en ressources devraient enregistrer une croissance de 3,8 %.
Le Fonds a mis en garde contre les risques susceptibles d’affecter les perspectives économiques de la région, notamment la hausse des prix de l’énergie et des engrais, la baisse de l’aide étrangère, l’augmentation des coûts d’emprunt souverain, ainsi que les chocs climatiques.
Il prévoit que le prix moyen du pétrole s’établira à 96 dollars le baril en 2026 et que les prix des engrais augmenteront de 26 % par rapport à l’année dernière, tandis que l’inflation dans la région devrait atteindre 4,3 % cette année, contre 3,4 % en 2025, puis 5 % en 2027.
Il prévoit également une baisse supplémentaire de 12 % de l’aide bilatérale accordée à la région au cours de cette année, après une diminution d’environ un quart en 2025.
Le Fonds monétaire international a appelé les gouvernements de la région à maintenir la discipline budgétaire, à orienter l’aide vers les ménages les plus vulnérables et à poursuivre les investissements productifs afin de renforcer la croissance économique à long terme.




