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Algérie : faible participation au referendum sur les modifications constitutionnelles

L’autorité nationale indépendante pour les élections en Algérie a révélé dimanche soir que le taux de participation au referendum sur les modifications de la constitution a atteint 23,7% des inscrits sur les listes électorales, ce qui traduit une faible participation.

Selon le président de l’autorité Mohamed Charfi le nombre de personnes ayant voté dimanche a été de 5,5 millions, précisant qu’il s’agit d’un premier résultat et qu’un chiffre plus précis sera révélé lundi, le résultat final sera publié dans quelques jours par le conseil constitutionnel.

Les algériens sont divisés à propos de ces modifications proposées par le président Abdel Mejid Teboune, qui se trouve actuellement à l’étranger pour des raisons médicales, ce qui aurait influé sur le déroulement de l’opération selon les observateurs.

Le chef de l’état algérien avait déclaré auparavant que le nouveau projet de constitution répond aux revendications du « harak populaire » et des soutiens à ce projet estiment qu’il accorde aux algériens davantage de libertés, réduit les pouvoirs du président et consolide la démocratie.

Ceux qui s’y opposent disent qu’il ignore les revendications du Harak et qu’il privilégie les intérêts de l’état au détriment du peuple.

Les autorités algériennes ont déployé de grands efforts au plan médiatique pour convaincre les algériens à voter en faveur des amendements constitutionnels et les médias gouvernementaux ont publié des images de centaines de jeunes se rendant dans les bureaux de vote.

Le faible taux de participation traduit l’échec de la propagande officielle, car ce taux a été le plus faible dans l’histoire politique du pays.

Les dirigeants de la gauche algérienne ont appelé au boycott du referendum alors que les partis islamiques ont annoncé qu’ils allaient voter contre.

Pendant ce temps des activistes ont évoqué sur les réseaux sociaux des violences et la destruction d’urnes dans la nuit de samedi à dimanche en Kabylie connue pour son rejet pour les élections.

La commission nationale pour la libération des détenus et l’association pour le soutien du Harak ont affirmé que la police a arrêté un certain nombre de personnes à Alger et dans la région de Tizi-Ouzou.

 

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