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CEDEAO : sommet extraordinaire consacré à la crise malienne

Les chefs d’état de la communauté des états de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) ont tenu lundi un sommet, par vidéoconférence destiné à examiner les moyens de résoudre la crise sociale et économique que vit le Mali depuis juin dernier.

Prenant la parole à l’ouverture du sommet, le chef de l’état nigérien, président en exercice de l’organisation, Mouhamedou Issoufou, a dit que des mesures fortes seront prises pour appuyer le Mali.

« Nous devons sortir de ce sommet extraordinaire, a-t-il notamment déclaré, avec des solutions permanentes et des décisions fortes capables de garantir la stabilité du Mali et partant celui des pays de la région. »

Les chefs d’état devront suivre, lors de ce sommet un compte rendu du président nigérien à propos de sa médiation effectuée le 23 juillet, en même temps que trois autres chefs d’état de l’organisation, Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire), Macky Sall (Sénégal) et Onana Koffo (Ghana).

Cette médiation avait échoué à rapprocher les points de vue des deux camps, l’opposition étant déterminée à obtenir la démission du président Ibrahim Boubacar Keita

La mission de la CEDEAO qui considère le maintien au pouvoir du chef de l’état malien comme une ligne rouge, propose la formation d’un gouvernement d’union nationale la recomposition de la cour constitutionnelle, la résolution des divergences électorales relatives à 30 sièges de députés et la formation d’un gouvernement d’union nationale consensuel (50% pour la coalition au pouvoir, 30% pour l’opposition et 20% pour la société civile).

L’opposition rejette ces propositions et réclame la démission du président IBK, la création d’une commission indépendante d’enquête pour faire la lumière sur la mort de manifestants et la formation d’un gouvernement de transition.

L’union africaine avait apporté son soutien à la médiation de la CEDEAO de même que l’union européenne.

Trois pays frontaliers du Mali, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Ghana, tiennent particulièrement à une solution de la crise malienne à n’importe quel prix, y voyant un danger réel pour leur sécurité et leur stabilité, quand bien même ils peinent à concilier les points de vue des deux camps.

Au même moment des informations font état d’une réunion à huis clos du conseil de sécurité par vidéoconférence consacrée aux troubles que connait le Mali.  

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