Le bras de fer entre « amis du Maroc » et « amis du Front Polisario » vient encore une fois, de faire parler de lui. C’était, ce mardi 3 novembre 2020, à l’occasion du débat général de la Quatrième Commission (questions de politiques spéciales et décolonisation), de l’Assemblée générale des Nations Unies.
En effet, alors que la liste des intervenants devant prendre la parole au cours de cette 4ème Commission était encore en préparation, une mésentente grossière a divisé les pays membres de la Communauté de Développement d’Afrique Australe (SADC), longtemps préparés pourtant, par l’Afrique du Sud, en vue d’apporter leur soutien au Front Polisario.
La raison de cette fissure n’est autre que la déclaration élaborée par l’Afrique du Sud au nom de la SADC et qui devait être présentée lors du débat général de la 4ème Commission des Nations Unies, par le Représentant Permanent du Mozambique.
Le hic est que cette déclaration comportait un passage portant préjudice à l’intégrité territoriale du Maroc.
Niet ont alors déclaré le Malawi, l’Union des Comores, la Zambie, le Madagascar, l’Eswatini, la RDC, la Tanzanie, les Seychelles et l’Angola qui ont exprimé leur refus quant au contenu fallacieux de la déclaration en question. Ils ont également souligné que les termes de cette déclaration concernant le Sahara marocain ne reflètent nullement leurs positions sur cette question, tout en dénonçant la manière unilatérale avec laquelle la déclaration a été élaborée.
Une division au sein de la SADC concernant la question du Sahara, qui en dit long sur les rapports de force au sein de l’Union Africaine, lesquels rapports ont récemment changé sur le dossier sahraoui. D’ailleurs, un nombre important de pays du continent ne partage pas la position hostile de l’Afrique du Sud.
Il est vrai que depuis l’adoption de la décision 693, lors du 31ème Sommet de l’Union Africaine (UA) à Nouakchott en juillet 2018, décision qui affirme l’exclusivité des Nations Unies dans la recherche de la solution politique, l’exclusion de tout processus parallèle à celui des Nations Unies et le soutien de l’Union Africaine aux efforts des Nations Unies, il devient plus facile de dépolluer les travaux des commissions, qu’elles soient africaines ou onusiennes, qui planchent sur la question.
L’Afrique du Sud, qui voulait apporter au Front Polisario le soutien de la SADC en l’instrumentalisant pour créer un bloc et adopter une position commune pour défendre les intérêts de la pseudo-Rasd, vient d’en faire les frais, et son échec à convaincre certains de ses amis montre que le Maroc jouit désormais d’un fort leadership dans toute l’Afrique
dimanche, 21 juin
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