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Des organisations mondiales mettent en garde contre une famine dans les pays ouest africains

Onze organisations internationales de secours ont mis en garde ce mardi contre une crise alimentaire sans précédent en Afrique de l’ouest à cause des luttes internes et le changement climatique.

Selon un communiqué commun publié par ces organisations la guerre en Ukraine a davantage approfondie la crise, car 6 pays de cette région importent entre 30 et 50% de leurs besoins en blé de la Russie et de l’Ukraine.

Ces agences ont affirmé que les pays de l’Afrique de l’ouest font face à la pire crise alimentaire, qui s’ajoute aux luttes internes, la sécheresse et les conséquences de la guerre en Ukraine sur les prix des produits alimentaires et leur accessibilité.

Elles estiment que 27 millions de personnes souffrent de la faim dans cette région, un chiffre qui pourrait passer à 38 millions en juin prochain, soit une augmentation de 40% par rapport à l’année dernière, une hausse historique.

On rappelle que de très grands espaces de l’Afrique de l’ouest dont des parties du Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Nigéria sont le théâtre d’activités de groupes armés, mais le Tchad reste le pays le plus affecté par la faim dans cette région.

La région a également connu des inondations et de fortes vagues de sécheresse dues au changement climatique ce qui a compliqué davantage l’agriculture, dont le rendement en céréales a baissé de 39% en 2021-2022 au Niger et 15% au Mali, selon le réseau de prévention des crises alimentaires en Afrique de l’ouest.

Cette situation, selon un responsable d’OXFAM, sera davantage compliquée par l’augmentation du nombre des déplacés et l’abandon des terres.

Selon l’organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) six pays de l’Afrique de l’ouest importent entre 30 et 50% de leur blé de la Russie ou de l’Ukraine.

L’organisation a également mis en garde contre une autre conséquence de la guerre en Ukraine, car un grand nombre de donateurs ont déjà insinué que leur priorité ne sera plus le continent africain mais la prise en charge des charges générées par le nombre de réfugiés en Europe.

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