Plusieurs sources issues des partis de la majorité ont déclaré qu’elles s’apprêtaient à rédiger une proposition concernant les « mandats » qui satisfasse les parties politiques participant à la préparation du dialogue et qui permette de sortir de l’impasse dans laquelle se trouve le débat sur l’ordre du jour du dialogue.
Ces sources ont ajouté à Sahara Media que la proposition était en cours d’élaboration avec la participation de tous les partis de la majorité, et qu’elle serait adoptée puis remise au coordinateur du dialogue, Moussa Fall.
Les mêmes sources ont indiqué que la majorité « se plaint » de la manière dont le coordinateur du dialogue, Moussa Fall, gère le dossier des « mandats », qui fait l’objet d’un désaccord avec l’opposition.
Les sources ont poursuivi : « Le coordinateur du dialogue ne nous consulte pas au sujet de ses propositions, et nous ne sommes pas satisfaits de la manière dont il gère ce dossier épineux. »
Lors d’une réunion tenue lundi soir avec les représentants des parties politiques, Moussa Fall avait présenté une nouvelle proposition visant à supprimer le volet « mandats » et à conserver les points faisant l’objet d’un consensus dans le cadre de l’axe « réforme électorale ».
Le désaccord remonte à la semaine dernière, lors d’une réunion organisée par le coordinateur avec les parties politiques pour discuter des axes de l’agenda du dialogue, alors qu’ils ont commencé à aborder l’axe de la réforme électorale.
La majorité a en effet demandé l’inclusion de la question de la « durée des mandats », ce que l’opposition a perçu comme une tentative de faire référence aux « mandats » présidentiels, et a refusé de l’adopter, soulignant que cela touchait à des articles protégés par la Constitution et non négociables.
La majorité a déclaré, dans le cadre de sa défense, que la proposition de modification de la durée du mandat ne visait pas à ouvrir la voie à une candidature pour un troisième mandat, ce que la Constitution interdit, mais s’inscrivait dans le cadre des efforts visant à mener une réforme globale des institutions constitutionnelles.
L’opposition a proposé deux options à la majorité : la première consistait à supprimer la clause relative aux mandats, et la seconde à ouvrir le paragraphe correspondant et à y ajouter la mention « à l’exception des mandats présidentiels ». La majorité a toutefois rejeté ces deux options, réaffirmant son attachement au contenu du document qu’elle avait remis au coordinateur du dialogue, Moussa Fall.




