Une source proche de « Sahara Media » lui a révélé que le coordinateur du dialogue, Moussa Fall, avait repris les réunions avec les principaux acteurs participant au dialogue afin de trouver une solution permettant de sortir de l’impasse.
La source a ajouté que cette réunion s’inscrivait dans le prolongement de celle organisée par Moussa Fall la semaine dernière, qui n’avait pas réussi à mettre fin à la crise de « la durée des mandats».
Cette nouvelle série de réunions intervient quelques jours après que le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani ait rejeté la demande de l’opposition d’intervenir pour faire pression sur la majorité afin qu’elle fasse des concessions et supprime les « mandats » de son document de référence pour le dialogue.
Dans ce contexte, le ministre de la Culture et porte-parole officiel du gouvernement mauritanien, El-Hussain Medou, a déclaré que toute tentative visant à restreindre les thèmes abordés dans le dialogue national ou à imposer des concessions préalables allait à l’encontre de la nature même de ce dialogue, sur la base de laquelle le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani avait appelé à son organisation.
Ould Medou a ajouté, lors de la conférence de presse hebdomadaire du gouvernement, que le fait d’exiger de toute partie de ne soulever que des questions acceptables pour les autres parties constituait, selon ses propres termes, « une mesure arbitraire et contraire à l’essence même d’un dialogue ouvert ».
Il a précisé que l’appel du président de la République à impliquer certaines parties en renonçant à des questions qu’elles ont l’intention de soulever « porte atteinte aux fondements sur lesquels repose le dialogue, à savoir l’ouverture et l’absence d’exclusion de tout sujet », selon ses propres termes.
Le ministre a rappelé que des partis de la majorité avaient proposé, dans le document de la feuille de route, d’inclure la question des « mandats » parmi les thèmes proposés à la discussion, soulignant que l’opposition avait rejeté cette proposition par principe, ce qu’il a considéré comme un rejet du principe selon lequel aucun sujet ne doit être exclu du dialogue.
Lors d’une réunion avec le coordinateur du dialogue et les chefs des principaux courants politiques la semaine dernière, la majorité avait réaffirmé son attachement aux dispositions de son document relatif à la feuille de route du dialogue.
En revanche, les pôles d’opposition ont refusé d’inclure ce point dans la feuille de route, soulignant que la majorité cherchait ainsi à contourner les dispositions constitutionnelles inviolables relatives à l’interdiction de se présenter pour un troisième mandat.
Le président ayant refusé de faire pression sur la majorité pour qu’elle supprime le point « mandats » de son document, l’avenir du dialogue reste incertain, chaque partie campant sur ses positions, ce qui rend la tâche du coordinateur Moussa Fall encore plus difficile.




