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Différents hommages appuyés à Mokhtar M’Bow, ancien directeur général de l’UNESCO pour ses 100 ans

Le sénégalais Amadou Mahtar M’Bow, ancien directeur général de l’UNESCO a reçu samedi des hommages appuyés de différentes personnalités, des dirigeants et des intellectuels africains et mondiaux lors d’une cérémonie au musée des civilisations noires à Dakar à l’occasion de ses 100 ans.

M’Bow est né le 21 mars 1921 à Dakar et avait été le premier africain à diriger une institution des nations unies, l’UNESCO de 1974 jusqu’en 1987.

M’Bow qui a appelé à une fidélité à l’Afrique et à une citoyenneté mondiale unique a ajouté que le développement signifie que nous sommes désormais unis, ce qui veux dire que la justice sera appliquée à tous et que l’injustice disparaîtra.

« Tel a été mon combat à l’Unesco » a notamment déclaré Mokhtar M’Bow.

Celui-ci avait été ministre de l’éducation, de la culture, de la jeunesse et des sports (1957-1958) dans le gouvernement sénégalais issu de la loi cadre et s’opposera huit ans durant au président Senghor après l’indépendance avant d’occuper le portefeuille de l’éducation dans le gouvernement sénégalais de 1968 à 1970.

Le chef de l’état sénégalais, Macky Sall, à travers une vidéoconférence diffusée en direct par la télévision sénégalaise lors de la cérémonie a dit que « Mokhtar M’Bow est un homme de pensée et d’action et avait été capable de réaliser les aspirations de ses contemporains en faveur d’un monde plus juste et plus équitable. »

Pour sa part l’ancien président malien et ancien commissaire de l’union africaine Alpha Oumar Konaré qui se trouve à Dakar a salué « un grand homme africain, un citoyen africain, un citoyen du monde ».

Les messages du roi du Maroc Mohamed VII, des présidents burkinabé, Roch Christian Kaboré et nigérien Mohamed Issoufou ont été lu lors de cette cérémonie, ainsi que d’autres messages de différentes personnalités dont l’actuelle directrice de l’UNESCO, le président de la commission de l’union africaine et l’ancien président capverdien.

Dans ce cadre le docteur Mohamed El Moctar O. Bah, à travers une vidéoconférence a évoqué les détails de certaines rencontres avec Mokhtar M’Bow, pendant la colonisation et à l’indépendance mais aussi quand il dirigeait l’UNESCO.

« J’ai eu le privilège, a notamment déclaré Mohamed El Moctar O. Bah, d’être témoin d’étapes importantes dans le parcours exceptionnel de ce grand homme. »

Ould Bah a encore dit qu’il avait rencontré Mokhtar M’Bow alors qu’il était l’unique enseignant africain au lycée de Rosso où il avait formé des dizaines de mauritaniens, devenus, après l’indépendance des imminents cadres du pays, citant l’ancien premier ministre le défunt le colonel Ahmed O. Bousseif, qui avait gardé pour le professeur M’Bow « estime et considération. »

Il a évoqué les détails de leur action commune quand ils étaient à Saint-Louis, Mokhtar M’Bow directeur de l’enseignement de base pour le Sénégal et la Mauritanie et Mohamed Mokhtar O. bah son adjoint, chargé de l’application d’une approche éducative innovante en Mauritanie qui allie enseignement théorique et travaux pratiques.

Mohamed El Moctar O. Bah a évoqué par ailleurs sa relation avec Mokhtar M’Bow lors de l’étape de la loi cadre (1957) à Saint-Louis alors qu’ils étaient tous les deux ministres de l’éducation de leur pays et ayant tenté tous les deux de donner un sens et un contenu à l’autonomie interne.

« Quand nous avons senti tous les deux que l’avenir de cette expérience était inévitablement voué à l’échec, nous avons décidé de rejoindre l’opposition afin d’accélérer l’indépendance de nos deux pays.

Une quatrième opportunité a réuni les deux hommes, selon Mohamed El Mokhtar O. Bah, alors que Mokhtar M’ Bow était directeur général de l’UNESCO et que lui-même était l’un de ses plus proches collaborateurs lors de cette étape la plus passionnante de l’histoire de l’UNESCO», rappelant les multiples défis auxquels l a eu à faire face grâce à l’appui de certains pays du tiers-monde et plusieurs autres dirigeants et personnalités, notamment son ami le défunt roi Hassan II.

Tous les orateurs ont évoqué le combat mené par Amadou Mokhtar M’Bow en faveur d’un nouvel ordre mondial de l’information et de la communication et l’écriture de l’histoire générale de l’Afrique, la circulation des biens culturels dans le monde et le dialogue des cultures.

 

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