La haute autorité de la presse et de l’audiovisuel (HAPA) a indiqué que le paysage médiatique numérique en Mauritanie compte environ 293 sites Internet actifs, mais que les niveaux de production et le respect des normes professionnelles varient considérablement d’un site à l’autre, soulignant qu’une grande partie d’entre eux se contente de republier des contenus produits par d’autres médias.
Dans son rapport annuel pour l’année 2025, la HAPA a précisé que moins de 10 % des sites actifs produisent en moyenne une vingtaine d’articles par jour, dont la plupart sont issus de leur propre production ou constituent des reprises d’articles publiés dans la presse écrite, à la télévision ou par des agences de presse, tandis qu’une deuxième catégorie, représentant environ 20 % des sites, produit du contenu à un rythme plus lent et avec un niveau d’originalité et de rigueur professionnelle moindre.
Le rapport ajoute qu’il existe une troisième catégorie de sites « qui ne produisent aucun contenu original » et qui se contentent le plus souvent de copier-coller des articles publiés dans des sources médiatiques locales ou étrangères sans y apporter aucune modification ni les retravailler, qualifiant cette pratique de principal problème auquel est confronté le média numérique.
En ce qui concerne la presse écrite, le rapport indique que ce secteur continue de reculer au profit des médias électroniques et des réseaux sociaux, précisant que 33 périodiques ont déposé une demande en 2025 pour bénéficier du fonds de soutien à la presse, dont 31 ont obtenu ce soutien, tandis que deux ont été écartés car ne répondant pas aux critères requis.
Il a précisé que les périodiques bénéficiaires avaient respecté le seuil minimal requis en matière de régularité de parution, fixé à cinq numéros par an.
Pour la première fois, le rapport comprenait une étude exhaustive du paysage médiatique en Mauritanie, alors que le rapport de l’année précédente se limitait aux médias de la capitale, Nouakchott.
La HAPA a déclaré que l’amélioration des questionnaires d’enquête et du travail de terrain permettrait d’obtenir des données plus précises sur le paysage médiatique dans les prochains rapports.




