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La version de « SOS esclave » sur un cas d’esclavage à Ouadane battue en brèche

Le président de la commission nationale des droits de l’homme, Ahmed Salem O. Bouhoubeïni a tenu dimanche une conférence de presse au cours de laquelle il a nié les faits publiés par l’organisation « SOS esclaves » selon lesquels une « esclave » avait figuré dans une dot offerte à Ouadane dans le cadre d’un mariage entre deux familles de la ville.

Ould Bouhoubeïni a précisé que dès que l’organisation a fait état de ce fait, la commission a dépêché à Ouadane une délégation comprenant un membre du bureau exécutif, un conseiller et une fonctionnaire du bureau du haut-commissariat des droits de l’homme.

Il a ajouté que cette délégation s’est rendue la semaine dernière à Ouadane et a rencontré nombre de personnes ayant assisté à la consécration du mariage en question et les a interrogé.

Ould Bouhoubeïni a encore dit que son organisation a adressé une correspondance à « SOS esclaves » l’informant de la présence de cette délégation à Ouadane pour faire la lumière sur ce problème, une correspondance qui est restée sans suite.

Dans un souci de transparence et d’ouverture a encore dit le président de la commission nationale des droits de l’homme, nous avons adressé une correspondance officielle à SOS esclaves l’informant de la présence à Ouadane de la mission.

Nous lui avons fait parvenir les noms de ses membres et leurs numéros de téléphone, afin de communiquer avec eux sur tout ce qui est de nature à faire la lumière sur la question, comme par exemple les témoins et les preuves détenues afin de les mettre à la disposition de cette mission, une correspondance qui est restée sans suite.

Ould Bouhoubeïni a réaffirmé que toutes les personnes présentes à l’établissement du mariage ont catégoriquement démenti les faits rapportés par SOS esclaves dans son communiqué relatifs à l’utilisation du terme « esclave » dans le cadre de la dot.

Cette affaire a été à l’origine d’une grande controverse quand SOS esclaves, citant des témoins, avait rapporté que dans le cadre de la dot, le mari avait offert « une esclave ».

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