Le directeur de l’institut national d’hépato-virologie jette l’éponge dénonçant un manque criant de moyens

Le directeur de l’Institut national d’hépatologie et de virologie, plus connu sous le nom de l’hôpital de « Virologie », Moustapha Mohamedou Menah, a présenté sa démission dans une lettre adressée au ministère de la Santé, rendue publique mardi.
Ould Menah, qui a signé sa lettre en tant qu’« ancien directeur de l’institut », a justifié sa démission par la détérioration de l’état de l’institution, qui n’a pas été redressée malgré, écrit-il, plusieurs avertissements adressés au ministère et les efforts déployés depuis trois ans pour tenter d’améliorer la situation, selon le texte de la lettre.
Le directeur de l’institut a révélé les détails de la situation de l’hôpital, notamment la détérioration des équipements, le manque de stocks de médicaments et l’épuisement du personnel médical en raison de l’augmentation de la charge de travail, ce qui affecte gravement la qualité des soins prodigués aux patients et met en péril leur santé, selon sa lettre.
La lettre du directeur atteste que le nombre de personnes infectées par l’hépatite B en Mauritanie a atteint 500.000, dont beaucoup risquent de développer un cancer du foie mortel ajoutant que chaque famille mauritanienne compte au moins une personne infectée par la maladie.
L’« ancien directeur de l’institut » a évoqué l’échec de plusieurs projets financés par des fonds internationaux à cause du manque d’engagement de l’État mauritanien, notamment dans un cas où il fallait obtenir 100 000 dollars (environ 40 millions MRO).
Le manque de financement a été un facteur critique dans la détérioration de la situation de l’institut, selon son directeur, et dans la fermeture des projets de dépistage et de vaccination contre l’hépatite B. Malgré le succès des missions précédentes dans le pays, l’institut a été contraint d’interrompre ses missions à cause du manque de financement.
L’Etat a réduit la subvention destinée à la lutte contre l’hépatite la ramenant à 60 millions MRO « au lieu de l’augmenter », selon le directeur de l’institut, sans mentionner le chiffre de la subvention précédente, dont l’institut a bénéficié malgré « les nombreuses interventions, un budget qui a été également réduit cette année 2025 ».





