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Le Mali dénonce les accords militaires avec la France

Le gouvernement de transition au Mali a annoncé lundi la fin des accords et traités militaires conclus avec la France depuis 2013.

Bamako a justifié cette décision pour ce qu’elle a qualifié de « laxisme de la part de la France » qui a décidé unilatéralement de suspendre les opérations militaires communes avec l’armée malienne et le retrait de ses soldats sans concertation avec la partie malienne ».

Le Mali a accusé la France de retarder délibérément la révision des accords militaires en demandant une réunion des experts pour une relecture des accords militaires, plutôt que d’envoyer des propositions comme l’avait fait Bamako en en 2021.

Le communiqué du gouvernement malien ajoute que « face aux violations flagrantes de la souveraineté malienne comme par exemple la violation de son espace aérien, le gouvernement malien a décidé de dénoncer l’accord de coopération militaire signé le 16 juillet 2014, qui permet à chaque partie, en vertu de son article 26, de mettre fin unilatéralement à cet accord ».

C’est le même sort réservé à l’accord encadrant l’action des forces françaises signé en mars 2013 et l’accord complémentaire relatif à la force Takuba signé en 2020.

La décision des autorités maliennes intervient quelques mois après l’annonce par le ministre malien des affaires étrangères, Abdoullaye Diop de l’entame de concertations entre le Mali et la France afin d’introduire des modifications à cet accord que Bamako estime « contraignant ».

L’accord entre les deux pays précise que « les militaires français ont l’entière liberté et sans aucune restriction de se déplacer sur le territoire malien, y compris dans son espace aérien en utilisant leurs propres moyens de transport, sans solliciter l’appui de l’armée malienne avec l’accord préalable des autorités du pays hôte, selon l’article 19 de l’accord signé par les deux ministres de la défense des deux pays en 2014.

Le deuxième alinéa de cet accord stipule que le pays hôte, peut suspendre cette autorisation s’il considère qu’elle porte atteinte à sa souveraineté.

Cet accord entre les gouvernements malien et français avait été signé après le soulèvement des Touaregs en 2012 et que des groupes armés affiliés à Al Qaida aient établi leur influence sur le nord du Mali ce qui a amené le pays à solliciter l’intervention de la France à travers l’opération « Serval » devenus plus tard Barkhane, objet de l’accord qui vient d’être dénoncé.

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