
La Coalition des États du Sahel a condamné les attaques perpétrées samedi au Mali, les qualifiant de « complot » visant à déstabiliser la région et à faire échouer le processus de souveraineté de la Coalition.
Le président de la coalition, le capitaine Ibrahim Traoré, a déclaré dans un communiqué publié à Ouagadougou que la coordination des attaques, les cibles visées et les armes utilisées « confirment qu’il s’agit d’opérations planifiées de longue date », visant à infliger des pertes aux forces de défense et de sécurité et à semer la terreur parmi les civils dans les pays de la coalition, qui comprend le Mali, le Burkina Faso et le Niger.
Le communiqué ajoute que ces « attaques barbares » portent « la marque d’un complot grave » soutenu par des parties qualifiées d’« hostiles au processus de libération du Sahel ».
La coalition a souligné que les forces armées maliennes avaient réussi à déjouer ces attaques grâce à ce qu’elle a qualifié de « riposte professionnelle, courageuse et déterminée », exprimant sa pleine solidarité avec le peuple, le gouvernement et les forces armées maliens.
La coalition a également présenté ses condoléances aux familles des victimes, souhaité un prompt rétablissement aux blessés, et réaffirmé son attachement à ce qu’elle a qualifié de « liberté, souveraineté et dignité », soulignant qu’elle poursuivrait « la lutte jusqu’à la libération totale ».
Cette déclaration intervient alors que les affrontements ont repris dimanche entre des combattants et l’armée malienne dans la ville de Kati, près de Bamako, parallèlement à l’annonce de la mort du ministre de la Défense, le général Sadio Camara, lors d’une attaque visant son domicile.




