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Le ministre des affaires économiques : « on ne peut pas se baser sur une richesse non renouvelable »

Le ministre mauritanien des affaires économiques et des secteurs productifs, Ousmane Mamoudou Kane a déclaré hier mercredi que la Mauritanie ne peut pas se baser sur « une richesse non renouvelable », allusion aux ressources attendues du projet gazier commun entre la Mauritanie et le Sénégal.

Lors du point de presse hebdomadaire du gouvernement, le ministre a précisé que beaucoup de pays, de par le monde, ont réuni des ressources énormes grâce au pétrole, qu’ils ont investi dans d’autres domaines, afin de diversifier leurs ressources après s’être rendus compte que l’avenir de l’économie ne milite pas en faveur du pétrole.

Mamoudou Kane a insisté sur la nécessité d’exploiter les fruits des industries extractives dans l’éducation et la formation des jeunes enfants, et d’investir dans l’agriculture, l’élevage et les énergies renouvelables.

Il a réaffirmé que les revenus du champ gazier commun à la Mauritanie et le Sénégal seront répartis à parts égales entre les deux pays.

Le ministre a également évoqué les deux projets de loi approuvés en conseil des ministres.

D’abord celui autorisant la ratification de la convention de crédit, signée le 08 mars 2022 avec le Fonds Arabe pour le Développement Économique et Social (FADES), destinée au financement du Projet de Sécurisation et de Renforcement de l’Approvisionnement en Eau Potable de la Ville de Nouakchott.

Le second projet de loi autorise la ratification de l’Accord de financement, signée entre la Mauritanie et l’Association Internationale de Développement (IDA), destiné au deuxième financement additionnel pour le projet de préparation et de réponse stratégique à la COVID-19.
La première convention, selon le ministre, d’un montant de 25.000.000 de dinars koweïtiens, soit l’équivalent d’environ 2.985.000.000 MRU est destinée à sécuriser l’approvisionnement de la ville de Nouakchott en eau potable en cas d’arrêt de l’approvisionnement depuis les installations d’Aftout Essahily, et ce en utilisant le bassin phréatique d’Idini comme réservoir stratégique mobilisable en cas de besoin.
Le second prêt qui porte sur un montant de 14.300.000 DTS, soit l’équivalent de 722.000.000 MRU, est destiné au renforcement des capacités de prévention, de détection et de réponse à la pandémie de COVID-19 en Mauritanie ainsi qu’à l’atténuation des conséquences économiques et sociales résultant des mesures préventives prises dans le cadre de la réponse sanitaire à cette pandémie.

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