
Le porte-parole du « Front de libération de l’Azawad », Mohamed Mouloud Ramadan, a déclaré que le Front s’apprêtait à étendre ses opérations aux régions de Gao, Tombouctou et Menéka, dans le nord du Mali, dans les jours à venir.
Le porte-parole a ajouté, dans une interview accordée à l’AFP et publiée mercredi, que le Front contrôlait environ 80 % de la région de Kidal, à la suite de récents combats qui, selon lui, ont conduit au retrait des forces liées à la Russie vers les régions du sud.
Mouloud Ramadan a déclaré que le Conseil militaire au pouvoir à Bamako « tombera tôt ou tard », estimant qu’il « n’a pas de solution pour rester au pouvoir » face aux pressions militaires auxquelles il est confronté de la part de plusieurs parties.
Il a estimé que la situation sécuritaire était « loin d’être sous contrôle », en réponse à des déclarations précédentes des autorités maliennes affirmant que la situation était stable.
Le porte-parole a appelé la Russie à « se retirer définitivement » du Mali, affirmant que l’objectif du Front était de mettre fin à sa présence dans la région de l’Azawad et dans le pays en général, ajoutant que le différend concernait « les autorités de Bamako et non des pays en particulier ».
De son côté, le ministère russe de la Défense a déclaré que la situation au Mali « restait difficile », faisant référence à ce qu’il a qualifié de rapprochement entre groupes armés.
Le porte-parole a également reconnu l’existence d’une « alliance conjoncturelle » avec un groupe armé lié à Al-Qaïda, précisant que cela s’inscrivait dans le cadre de la lutte contre un « ennemi commun ».
Mouloud Ramadan a affirmé que l’objectif final du Front était de « déterminer le destin » des habitants de l’Azawad, soulignant sa volonté de gérer les régions du nord selon un système qu’il a qualifié de fondé sur la « charia modérée », et appelant à un soutien diplomatique et politique de la part de partenaires internationaux.





