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Maroc : la jeunesse et le genre, les deux faits marquants du nouveau gouvernement

Le gouvernement marocain désigné par le roi Mohamed VI et qui a prêté serment jeudi, compte sept femmes, de nouvelles figures jeunes, et le maintien de 7 anciens ministres pour leur expérience au sein de l’ancien gouvernement.

Ce gouvernement dirigé par Aziz Akhnouch, président du parti rassemblement national des indépendants, a reconduit Abdel Wafi Leftit au poste de ministre de l’intérieur, cet ancien gouverneur de Rabat Belle Zemmour est titulaire d’un diplôme de l’école polytechnique de Paris.

Le ministre des affaires étrangères, de la coopération africaine et les marocains de l’extérieur dans l’ancien gouvernement, Nacer Bourita a été reconduit à son poste, diplômé en droit international, il a évolué au sein du département des affaires étrangères avant d’être nommé ministre des affaires étrangères il y a quelques années.

Autre reconduction, Ahmed Tewkik, au poste de ministre des Awqafs et des affaires islamiques, lui qui est titulaire d’un diplôme en histoire de la faculté de littérature et des sciences humaines de Rabat et préside la fondation de la mosquée Hassan II à Casablanca.

La confiance est également renouvelée à Abdellatif Lodi comme ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé de l’administration de la défense nationale, lui qui avait été ministre des finances et qui avait occupé différents postes dans l’administration marocaine.

Mohamed Hajoui, titulaire d’un doctorat en droit, qui avait déjà occupé le poste de secrétaire général de la présidence du gouvernement, conserve son poste de secrétaire général du gouvernement.

Pour sa part Nadia Fetah El Aloui conserve son poste au sein du gouvernement, malgré la restructuration opérée sur son ancien ministère, en occupant le portefeuille du ministère de l’économie et des finances, après avoir été ministre du tourisme, de l’artisanat, du transport aérien et l’économie solidaire dans l’ancien gouvernement.

Ancien ministre délégué chargé de la coopération africaine dans le gouvernement précédent, Mouhsen Jazouly hérite dans le nouveau gouvernement du portefeuille de ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé de l’investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques.

Ancien ministre de l’intérieur et ancien ambassadeur à Paris, Chekib Ben Moussa a été nommé ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement primaire et des sports.

Parmi les importantes figures politiques ayant fait leur entrée au sein du nouveau gouvernement Abdellatif Wehbi, secrétaire général du parti authenticité et modernité, le parti arrivé en deuxième position lors des dernières élections, nommé ministre de la justice lui qui est avocat sur les listes de la cour internationale et qui a été élu député trois fois d’affilée et président du groupe parlementaire de sa formation politique.

Le secrétaire général du parti de l’Istiqlal, Nizar Baraka fait son entrée au gouvernement à travers le portefeuille de l’équipement et de l’hydraulique, lui dont le parti est arrivé en troisième position dans les élections.

Baraka avait déjà été ministre de l’économie et des finances puis ministre délégué chargé des affaires économiques dans de précédents gouvernements.

Un important ministère, celui de l’agriculture, de la pêche, du développement villageois, l’hydraulique et les forêts, naguère occupé par l’actuel chef du gouvernement Aziz Akhnouch, échoit au sein du nouveau gouvernement à Moustapha Sadiki, issu de l’institut de l’agriculture et de l’élevage.

Parmi les femmes qui font leur entrée dans la nouvelle équipe gouvernementale, Fatimetou Zahra El Mansouri au poste de ministre de l’aménagement du territoire national, de l’Urbanisation, du Logement et de la Politique de la ville.

La nouvelle ministre est la maire de Marrakech et présidente du Conseil national du Parti de l’authenticité et de la modernité.

Quant à Nabila Ramily, maire de Casablanca, elle a été nommée ministre de la santé, de la protection sociale, elle qui signe un parcours professionnel important dans le domaine de la santé publique.

Le ministère du tourisme, de l’artisanat, de l’économie sociale et solidaire a été confié à Fatimetou Zahra Ammour, experte dans le domaine du développement des affaires et les stratégies de la commercialisation, consultante à Casablanca et au Luxembourg et avait été déléguée générale à la foire mondiale de Milan et ancienne directrice du festival de Timitar.

Leïla Ben Ali a été chargée du portefeuille de la transformation énergétique et le développement durable, elle qui est experte économique au forum international de l’énergie et membre de la commission spéciale du nouveau modèle économique.

Le portefeuille du ministère délégué auprès du chef du gouvernement chargé de la transition numérique et de la réforme de l’administration est revenu à Gheïtha Mezour professeur de conférence à l’université internationale de Rabat, professeur itinérante à l’université du Maryland, titulaire d’un doctorat.

Elle est également titulaire d’un doctorat en ingénierie électrique et de la communication de l’école fédérale polytechnique de Lausanne en Suisse.

Le nouveau gouvernement enregistre l’entrée de Awatif Hayar comme ministre de la solidarité, l’intégration sociale et la famille.

La nouvelle ministre est titulaire d’un doctorat dans le domaine du traitement du signal et des télécommunications de l’Institut national polytechnique de Toulouse, présidente de l’université Hassan II de Casablanca, membre du conseil d’administration de l’institut supérieur du commerce et la direction de l’entreprenariat, l’école centrale de Casablanca, l’institut Pasteur et membre du centre hospitalier universitaire de Casablanca.

Le ministère de l’intégration économique, des petites entreprises, le travail et les compétences a été confié à Youness Sekouri, ancien chargé de mission au ministère de l’intérieur, député-suppléant du parti authenticité et modernité.

Il est titulaire d’un doctorat dans le domaine des études stratégiques de l’institut supérieur du commerce, de l’administration des affaires, d’un doctorat exécutif de l’école nationale des ponts et des routes et d’un master dans le domaine de l’administration des affaires de la même école.

Le portefeuille du ministère de l’industrie et du commerce échoit à une nouvelle figure Riyad Mezour, ingénieur de l’école polytechnique des spécialités de Zurich, ancien membre du bureau exécutif de l’association des économistes indépendants et ancien directeur de cabinet du ministre de l’investissement, de l’industrie et du commerce.

La liste des ministres délégués compte également Moustapha Baytass, nommé ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé des relations avec le parlement, porte-parole officiel du gouvernement, lui qui est titulaire du diplôme de l’école nationale d’administration de Rabat, conseiller de l’ancien ministre de l’agriculture et de la pêche.

Parmi les jeunes figures du parti authenticité et modernité qui ont fait leur entrée au gouvernement, Mahdi Ben Saïd, nommé ministre de la jeunesse et de la culture.

Il est titulaire d’un diplôme en droit pénal de l’université de Toulouse 1, un master en géopolitique d’un établissement parisien IRIS Sup et il est membre du bureau politique du parti authenticité et modernité.

Ben Saïd avait été élu récemment député de la circonscription électorale de Rabat où l’ancien premier ministre et secrétaire général du parti « justice et développement islamique », défait aux dernières élections législatives.

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