Mauritanie : le parti Insaf maintient ses propositions dans la feuille de route du dialogue et rejette tout « procès d’intention »

Yarba Ould El-Man, membre de la commission permanente du parti au pouvoir, le Parti Insaf, a déclaré que son parti refusait tout « jugement d’intention » concernant le contenu de son document relatif à la feuille de route du dialogue national, faisant ainsi référence aux accusations portées par l’opposition contre le parti d’avoir inclus la question des « mandats » parmi les thèmes proposés à la discussion dans le cadre du dialogue.
Ould El-Man a ajouté, lors d’une conférence de presse organisée par le parti samedi soir, que le parti s’en tenait à ce qui figurait dans le document remis au coordinateur du dialogue, Moussa Fall.
Le dirigeant du Parti Insaf a poursuivi : « Nous, au sein du Parti de l’Équité et de la majorité, refusons le procès des intentions, et notre position reste inchangée : nous restons attachés au dialogue. »
Ould El-Man a souligné que ce que les partis de la majorité ont présenté dans leur document « ne mérite pas tout ce tapage », niant que le mot « mandats » figure dans le document.
Il a exprimé la volonté de son Parti « de contribuer à tout ce qui aiderait les différentes forces politiques à revenir à la table des négociations », affirmant qu’ils « apporteront leur soutien à tous ceux qui supervisent ce dialogue », selon ses propres termes.
Ould El-Mane a déclaré que sa formation politique serait présente lors des premières séances du dialogue et ne les boycotterait pas, mais il a réaffirmé leur attachement à ce qui figure dans leur document.
La réunion préparatoire au dialogue, consacrée à la discussion de l’ordre du jour, avait été suspendue fin mars dernier, après le refus de l’opposition d’inscrire la question de la « durée des mandats » à l’ordre du jour.
L’opposition a déclaré que la majorité cherchait, par le biais de ce point, à modifier les articles protégés de la Constitution et à ouvrir la voie à une candidature du président pour un troisième mandat.
La majorité a défendu sa proposition, affirmant qu’elle avait été mal comprise et qu’elle ne visait pas à ouvrir la voie à un troisième mandat, mais qu’elle avait pour objectif d’introduire des réformes constitutionnelles concernant la durée des mandats.
Après la suspension des discussions, le coordinateur a convoqué les représentants des principaux courants politiques et leur a présenté une nouvelle proposition supprimant les « mandats » tout en conservant tous les points sur lesquels ils s’étaient mis d’accord.
Les représentants de la majorité ont demandé un délai pour discuter de la proposition avec leurs partenaires politiques, s’engageant à y répondre ultérieurement ; ils ont tenu une réunion hier au siège du Parti Insaf.
La majorité est revenue pour réaffirmer le maintien de ses propositions contenues dans son document remis au coordinateur.





