La garde côtière mauritanienne a annoncé mardi avoir secouru plus d’un millier de migrants au large des côtes du pays en l’espace de dix jours, signe d’une reprise de l’activité sur la route migratoire transatlantique.
Ces dernières années, des milliers de personnes ont tenté de rejoindre l’Europe depuis l’Afrique de l’Ouest, notamment via les îles Canaries espagnoles, à bord d’embarcations surchargées et vétustes.
L’agence France-Presse a cité Ahmed Moulay, directeur de l’unité chargée de l’immigration clandestine au sein de la garde côtière mauritanienne : « À ce rythme, le nombre d’arrivées pourrait atteindre cette année un niveau sans précédent. »
Il a précisé qu’ «en dix jours, 1 076 migrants ont été secourus dans les eaux mauritaniennes, dont 194 personnes arrêtées par la marine lors d’une opération de sauvetage d’un bateau le 31 mai».
Les migrants ont été transférés vers de nouveaux centres d’accueil temporaires à Nouakchott et à Nouadhibou, dans le nord-ouest du pays, financés par l’Union européenne, où ils sont enregistrés afin de déterminer s’ils appartiennent à des groupes vulnérables ou s’ils sont éligibles à une protection internationale.
Le renforcement des contrôles maritimes au Sénégal, en Mauritanie et au Maroc a entraîné un déplacement des points de départ vers le sud, notamment vers les côtes de la Gambie et de la Guinée, ce qui allonge la durée du voyage en mer et en accroît les risques.
De nombreux migrants africains ont recours à ces itinéraires irréguliers en raison des restrictions strictes imposées par l’Europe en matière d’octroi de visas et du renforcement des contrôles aux frontières.
Des milliers de personnes ont trouvé la mort ou ont disparu en tentant de rejoindre l’Europe par cette voie ces dernières années.



