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Sénégal : la popularité des partis à l’épreuve dans des élections locales et municipales

Les bureaux de vote ont fermé dimanche soir après une journée consacrée à des élections locales et municipales auxquels participent près de 6 millions de sénégalais.

Des élections qui ont valeur de test pour la popularité des partis politiques dans un pays connu pour sa stabilité et sa démocratie dans la zone ouest africaine.

Le président sénégalais Macky Sall a préféré voter dans sa ville natale, « Fatig » d’où il a appelé à des élections calmes car a-t-il dit la Sénégal est connu dans le monde par l’organisation d’élections libres et transparentes.

Il a remercié les électeurs sénégalais qui se sont rendus dès les premières heures dans les bureaux de vote afin de remplir leur devoir civique dans les meilleures conditions.

Les sénégalais votent pour le choix des présidents des conseils régionaux et les maires des villes à partir des 3149 listes candidates pour les 552 communes et voteront également pour le choix de 43 conseils régionaux.

Dans une déclaration faite dans certains bureaux de vote à Dakar, le président de la commission indépendante des élections, Doudou N’Dir a dit que l’opération se déroulait normalement, les sénégalais a-t-il dit sont soucieux de remplir leur devoir national en se rendant dans les bureaux de vote et de choisir les listes pour lesquelles ils vont voter.

Le pari de Dakar

Les paris sont nombreux lors de ces élections municipales mais le test le plus important est celui de la popularité des partis politiques, notamment à Dakar qui constitue, selon les sénégalais l’indicateur de succès dans chaque élection.

La maire sortante de la capitale, Soham El Wardini, porte les couleurs de la majorité pour un nouveau mandat face au ministre de la santé Abdalla Diouf Sarr.

Ils seront face au candidat de l’opposition Barthélémy Diaz, briguant tous les trois les voix de près de deux millions d’électeurs inscrits dans les quartiers de Dakar qui constitue la plus grande circonscription électorale du pays.

Le doute de l’opposition

A Ziguinchor, dans l’extrême sud du Sénégal, l’opposition présente Ousmane Sonko, un ancien candidat à la présidence de la république à la mairie de la ville d’une grande importance.

Celui-ci, qualifié de candidat féroce et populiste, a déjà exprimé des doutes quant à la régularité du scrutin, évoquant à propos la possibilité de fraude, et a déclaré que certains de ses partisans « n’avaient pas reçu leurs cartes d’électeur à temps ».

Des médias locaux ont fait état d’affrontements entre les partisans des deux camps à Ziguinchor qui ont fait deux blessés avant que n’interviennent les forces de l’ordre.

Le vote s’est poursuivi au-delà de l’heure prévue pour la fermeture des bureaux les files étaient encore longues devant certains bureaux.

Selon l’agence sénégalaise de presse (APS), citant la commission nationale indépendante des élections, le vote s’est poursuivi au-delà de l’heure fixée pour la fermeture des bureaux à cause de la forte affluence des électeurs.

Le dépouillement a commencé dans bon nombre de bureaux de vote notamment dans la région de Kaolack où la participation a atteint les 41% à 16H soit deux heures avant la fermeture des bureaux.

 

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