Sur présomption de versement des dessous de table, la DGSN a ouvert une enquête à propos de la réalisation d’un laboratoire scientifique pour la police

La Direction générale de la sûreté nationale a décidé ce mercredi d’ouvrir une enquête sur les circonstances de la mise en place du laboratoire de la police technique et scientifique.
Dans un post sur sa page Facebook, le département a expliqué que la décision d’enquêter est intervenue après que certains médias aient fait circuler « des informations relatives à la mise en place d’un laboratoire intégré pour la police technique et opérationnelle », ajoutant qu’elle s’est concentrée sur « les circonstances de la mise en place de ce laboratoire ».
L’Agence de presse indépendante a rapporté il y a quelques jours que « les coûts de la mise en place d’un laboratoire médico-légal pour la police technique et scientifique en Mauritanie ont doublé en raison des commissions versées à des intermédiaires lors des étapes de la conclusion de l’accord pour la réalisation de cet outil ».
L’agence explique que le coût du projet « a atteint 6 584 300 euros, selon un résumé publié par la page Facebook de la police le 28 octobre 2021 », alors que « le coût réel du projet, selon le directeur de la société turque “Omega Medical Construction, Industry and Trade Ltd” Suleiman Kojit, ne dépasse pas 4 millions d’euros, dont 2,3 pour la réalisation définitive du laboratoire et le reste pour la formation, le suivi et la maintenance pendant deux ans. »





