Tewassoul demande la reprise des séances préparatoires du dialogue

Le président du Rassemblement national pour la réforme et le développement (Tewassoul), l’opposant Hamadi Ould Sid’El Mokhtar, a appelé à la reprise des séances préliminaires du dialogue national, affirmant que l’opposition était prête à y revenir à tout moment.
Lors d’une conférence de presse conjointe entre la Fondation de l’opposition démocratique et le pôle de la coalition de l’opposition, à Nouakchott, Ould Sid’El Mokhtar a déclaré que les partis de la majorité « avaient soulevé dans leur document des sujets ne figurant pas dans la feuille de route du dialogue », ajoutant que certaines de ces propositions « portaient atteinte aux acquis de la Constitution ».
Insaf, le parti au pouvoir, avait accusé Tewassoul de suspendre les séances préparatoires au dialogue national, affirmant que « les tentatives visant à perturber le dialogue ou à le remettre en cause » n’étaient pas nouvelles, mais s’inscrivaient dans le cadre de pratiques par lesquelles « certaines parties » cherchaient à entraver le processus consensuel, sans toutefois nommer ces parties.
Lors d’une réunion tenue en fin de semaine dernière avec les représentants des parties politiques, le coordinateur du dialogue, Moussa Fall, avait présenté une nouvelle proposition visant à supprimer le volet « mandats » et à conserver les points faisant l’objet d’un consensus dans le cadre de l’axe « réforme électorale ».
Le désaccord remonte à la semaine dernière, lors d’une réunion organisée par le coordinateur avec les parties politiques pour discuter des axes de l’agenda du dialogue, alors qu’ils ont commencé à aborder l’axe de la réforme électorale.
La majorité a en effet demandé l’inclusion de la question de la « durée des mandats », ce que l’opposition a perçu comme une tentative de faire référence aux « mandats » présidentiels, et a refusé de l’adopter, soulignant que cela touchait à des articles protégés par la Constitution et non négociables.
La majorité a déclaré, dans le cadre de sa défense, que la proposition de modification de la durée du mandat ne visait pas à ouvrir la voie à une candidature pour un troisième mandat, ce que la Constitution interdit, mais s’inscrivait dans le cadre des efforts visant à mener une réforme globale des institutions constitutionnelles.
L’opposition a proposé deux options à la majorité : la première consistait à supprimer la clause relative aux mandats, et la seconde à ouvrir le paragraphe correspondant à cette clause et à y ajouter la phrase « à l’exception du mandat présidentiel », mais la majorité a refusé cette proposition et reste attachée à la totalité du document qu’elle a remis au coordinateur du dialogue.





