Tribune Libre : La question de Taïwan ne tolère aucune ingérence extérieure

(Tang Zhongdong, Ambassadeur de Chine en Mauritanie)
En réponse à la récente annonce américaine concernant la vente d’armes à grande échelle à la région chinoise de Taiwan, la Chine a décidé de prendre des contre-mesures conformément à la Loi de la République populaire de Chine contre les sanctions étrangères à l’encontre de 20 entreprises américaines liées à la défense et de 10 cadres supérieurs qui ont participé à l’armement de Taiwan ces dernières années. S’agissant des 20 entreprises, dont Northrop Grumman Systems Corporation, leurs biens mobiliers, immobiliers et autres catégories de biens situés sur le territoire chinois seront gelés ; il est interdit aux organisations et individus en Chine d’entretenir avec elles toute transaction ou coopération.
S’agissant des 10 cadres supérieurs, dont Palmer Luckey (fondateur d’Anduril), leurs biens mobiliers, immobiliers et autres catégories de biens situés sur le territoire chinois seront gelés ; il est interdit aux organisations et individus en Chine d’entretenir avec eux toute transaction ou coopération ; aucun visa ne leur sera délivré et l’entrée sur le territoire chinois leur sera interdite (y compris à Hong Kong et à Macao).
Ces mesures légitimes, raisonnables et nécessaires, témoignent pleinement de la ferme détermination de la Chine à défendre sa souveraineté nationale, sa sécurité et ses intérêts de développement, et constituent un avertissement solennel adressé aux provocateurs.
Les États-Unis ont manqué à leurs engagements et vendu des armes à la région chinoise de Taiwan, violant gravement le principe d’une seule Chine et les trois communiqués conjoints sino-américains, s’ingérant gravement dans les affaires intérieures de la Chine et portant gravement atteinte à sa souveraineté et à son intégrité territoriale.
Le montant total de ce programme de ventes d’armes dépasse 11 milliards de dollars américains, un record historique ; les équipements concernés incluent même des lance-roquettes HIMARS et des drones suicides, des armes au caractère clairement offensif.
D’un côté, Washington réaffirme à plusieurs reprises son engagement politique en faveur du principe d’une seule Chine ; de l’autre, il s’acharne à armer Taïwan. Où est donc la crédibilité d’une grande puissance ? La question de Taiwan est au cœur même des intérêts fondamentaux de la Chine et constitue la première ligne rouge à ne pas franchir dans les relations sino-américaines. Quiconque tentera de franchir cette ligne et de se livrer à des provocations sur la question de Taiwan se heurtera à une réponse ferme de la part de la Chine. Toute entreprise ou tout individu qui se livrera à la vente d’armes à Taiwan paiera le prix de ses actes répréhensibles.
Aucun pays ni aucune force ne doit sous-estimer la forte détermination, la ferme volonté et la grande capacité du gouvernement et du peuple chinois à sauvegarder la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale.
Les objectifs des ventes d’armes américaines à Taïwan sont triples : jouer la « carte de Taïwan » pour gagner des voix, armer Taïwan pour contenir la Chine, et signer de gros contrats pour engraisser les marchands d’armes nationaux. Aucun de ces objectifs ne sert les intérêts de la population taïwanaise. Pourtant, le dirigeant de la région deTaïwan, Lai Ching-te, se montre plein de gratitude, croyant à tort que ces ventes d’armes incarnent la prétendue « garantie de sécurité » américaine et peuvent donner du courage aux forces séparatistes recherchant l’« indépendance de Taiwan ». Il ne s’agit là que d’une illusion unilatérale.
Des experts militaires soulignent que les armes vendues sont principalement destinées à des opérations de contre-débarquement, ce qui montre précisément que les États-Unis n’ont aucune intention de « défendre » ou de « protéger » Taïwan ; ils cherchent seulement à ériger des obstacles à la réunification de la Chine en armant Taïwan, tout en « vidant » l’île et en en tirant des profits économiques. Devenir un « baril de poudre », servir de « distributeur automatique de billets »… En plaçant Taïwan dans une telle situation, Lai Ching-te ose encore s’en réjouir et tenter de tromper l’opinion publique : quelle honte !
Les conséquences de la stratégie consistant à « s’appuyer sur des forces extérieures pour rechercher l’indépendance » et à « rechercher l’indépendance par les armes » seront inévitablement un « appauvrissement de Taïwan ».
Plus de 11 milliards de dollars : s’ils étaient consacrés au bien-être de la population, combien d’hôpitaux pourraient être construits ? Combien de kilomètres de lignes ferroviaires à grande vitesse pourraient être aménagés ? Combien d’enfants pourraient bénéficier de repas scolaires gratuits ?
Ces derniers jours, de nombreux internautes taïwanais ont fait les comptes sur les réseaux sociaux — un calcul qui serre le cœur. Et ce n’est pas qu’une seule vente d’armes.
Les autorités de Lai Ching-te multiplient les concessions sans limite envers les États-Unis : dans les négociations tarifaires, elles « capitulent avant même de négocier » ; sur le plan industriel, elles laissent Washington prendre ce qu’il veut, allant jusqu’à livrer TSMC, arrachant peu à peu les industries de pointe de Taïwan à la racine.
Pour complaire aux États-Unis, Lai Ching-te a juré de porter, d’ici 2030, le budget de la défense à 5 % du produit intérieur régional, ce qui entraînera inévitablement un effet d’éviction massif au détriment des dépenses sociales. Lorsque les pensions des personnes âgées et les budgets éducatifs des enfants servent à acheter des armes, lorsque l’argent durement gagné par le peuple est utilisé par Lai Ching-te comme monnaie d’échange pour des intérêts politiques personnels, comment un tel Taïwan pourrait-il avoir un avenir ?
La stratégie de « s’appuyer sur l’extérieur pour rechercher l’indépendance » et de « rechercher l’indépendance par les armes » conduira aussi à la « destruction de Taïwan ». Quelle que soit la frénésie d’armement des autorités de Lai Ching-te, l’unique résultat sera de pousser le détroit de Taïwan vers la guerre et d’enterrer les forces séparatistes recherchant l’« indépendance de Taiwan » ; il n’y aura pas d’autre issue.
Face à la puissance de l’Armée populaire de libération, les soi-disant « armes » des forces séparatistes ne sont qu’un tas de ferraille ; « rechercher l’indépendance par les armes » et « refuser la réunification par les armes » revient à frapper un roc avec un œuf.
À l’heure actuelle, le consensus national en faveur de la réunification complète de la Chine est d’une solidité sans précédent, ses fondations sont extrêmement solides et sa force d’une puissance incomparable. Le défilé militaire du 3 septembre 2025 a pleinement montré au monde une « puissance chinoise » saisissante. Même la partie américaine et les autorités du Parti démocrate progressiste de Taïwan devraient le comprendre : l’« indépendance de Taïwan » n’a jamais été l’histoire, n’est pas la réalité et n’aura pas d’avenir. Cette « plus grande vente d’armes » ne sera en aucun cas la bouée de sauvetage des forces séparatistes ; elle ne fera que nuire aux intérêts de la grande majorité des compatriotes taïwanais.





