Médias : 128 journalistes tués majoritairement dans les territoires palestiniens

L’année qui vient de s’achever a été particulièrement meurtrière pour les journalistes qui ont perdu 128 des leurs, dont plus de la moitié au Moyen-Orient, selon un bilan publié jeudi par la Fédération internationale des journalistes.
« Ce chiffre, supérieur à celui de 2024, n’est pas seulement un nombre, c’est un signal d’alarme mondial pour nos collègues », a déclaré Anthony Bellanger, secrétaire général du Syndicat international des journalistes, à l’agence France-Presse.
L’organisation s’est dite particulièrement préoccupée par la situation dans les territoires palestiniens, où 56 professionnels des médias ont été tués au cours de l’année.
« Nous n’avons jamais rien vu de tel auparavant : un nombre aussi élevé de morts en si peu de temps et dans un espace aussi restreint », a déclaré Bellanger.
Des journalistes ont également été tués cette année au Yémen, en Ukraine, au Soudan, au Pérou et en Inde…
Anthony Bellanger a dénoncé « l’impunité » dont bénéficient les auteurs de ces attaques et a lancé un avertissement : « Sans justice, les assassins de journalistes ont le champ libre ».
L’Union a également exprimé son inquiétude face au nombre de journalistes emprisonnés dans le monde, qui s’élève à 533, dont plus d’un quart en Chine et à Hong Kong.
La Fédération internationale des journalistes publie généralement un bilan annuel plus élevé que celui de l’organisation « Reporters sans frontières », qui a recensé 67 journalistes tués en 2025, en raison d’un différend sur la méthode de calcul, sachant que la Fédération internationale des journalistes inclut dans ses calculs les journalistes décédés lors d’accidents.
Sur son site web, l’UNESCO a recensé 93 journalistes tués dans le monde en 2025.





