Les syndicats du transport routier du Sénégal ont prolongé leur grève illimitée, après l’échec d’un cycle de négociations avec le gouvernement visant à trouver un accord sur les revendications des travailleurs du secteur.
Les dirigeants syndicaux ont déclaré que les discussions, qui se sont poursuivies pendant des heures dimanche avec le ministère des Transports terrestres et aériens, n’avaient abouti à aucun progrès, bien que l’ensemble des revendications formulées ait été examiné.
Le porte-parole de la fédération syndicale, Fallou Diagne, a précisé que les propositions du gouvernement – si elles devaient être présentées – seraient soumises à la base pour qu’elle se prononce, ajoutant que la grève « se poursuit pour l’instant ».
De son côté, le secrétaire général de la fédération, Alassane Ndoye, a déclaré que la réunion de négociation, qui s’est prolongée du matin jusqu’au soir, s’était terminée sans accord, soulignant que les dix points avancés par les syndicats n’avaient reçu aucune réponse.
Il a ajouté que l’absence de résultats concrets reflétait, selon lui, le refus des autorités de s’attaquer aux problèmes du secteur, soulignant que la décision finale concernant les prochaines étapes serait prise après consultation de la base syndicale.
La grève avait débuté le 30 mars pour une durée de 72 heures avant d’être prolongée à compter du 1er avril, les syndicats campant sur des revendications comprenant la réduction des coûts d’exploitation, la réforme du système fiscal et l’amélioration de l’organisation des transports urbains et interurbains.
Les effets de la grève ont commencé à se faire sentir dans la capitale, Dakar, et dans d’autres grandes villes, où la réduction des services de transport public a entraîné une augmentation des coûts de déplacement, ce qui a compliqué les déplacements quotidiens de la population.




