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Les 2 députées de l’opposition en détention incriminées par le parquet de Nouakchott

Le parquet de Nouakchott-Ouest a incriminé les deux députées Marieme Cheikh et Ghamou Achour pour atteinte aux symboles nationaux et diffusion de propos à caractère raciste sur les réseaux sociaux, dans une affaire qui a suscité un vif écho politique et médiatique dans le pays.

Le parquet a précisé que les chefs d’accusation comprenaient également des menaces et des calomnies, l’appel à des rassemblements susceptibles de porter atteinte à l’ordre public, ainsi que des injures, des insultes et l’incitation à la violence via les réseaux sociaux.

Il a ajouté que les deux députées avaient été placées en détention provisoire en vertu de la procédure d’arrestation en flagrant délit, après avoir été déférées au parquet suite à leur arrestation il y a environ deux semaines.

Les autorités de sécurité ont arrêté ce mois-ci les deux députées de l’opposition à la suite d’une diffusion en direct sur les réseaux sociaux dans laquelle elles critiquaient le président et le gouvernement.

Le parquet de Mauritanie a déclaré avoir engagé des poursuites contre deux députées, à la suite d’une diffusion en direct sur les réseaux sociaux qu’il a jugée contenir des « actes punissables par la loi ».

Le parquet a ajouté, dans un communiqué, que les faits s’étaient déroulés « lors d’une diffusion publique en direct », ce qu’il a considéré comme un cas de flagrant délit au sens de la loi, lui permettant d’engager immédiatement des poursuites.

Il a précisé que la situation de flagrant délit constitue une exception au principe de l’immunité parlementaire, conformément à l’article 50 de la Constitution et à l’article 85 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

 

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