Une source bien informée a déclaré à « Sahara Media » que les divergences entre les pôles politiques participant au dialogue concernant la suppression des « mandats » de la feuille de route présentée par la majorité persistent, précisant qu’aucune avancée n’avait été enregistrée sur ce dossier.
La source a ajouté que la réunion tenue aujourd’hui par le coordinateur du dialogue, Moussa Fall, avec les chefs des pôles n’avait pas permis de faire avancer les questions en suspens.
Elle a précisé que les parties avaient convenu de se réunir à nouveau la semaine prochaine pour poursuivre les consultations sur les points qui entravent la progression du processus de préparation du dialogue, plus d’un an après le début des fonctions du coordinateur.
Celui-ci avait adressé une invitation au président de la Fondation de l’opposition démocratique, Hamadi Sidi Mokhtar, au président de la Coalition de l’opposition démocratique, Mohamed Ould Mouloud, ainsi qu’au président de la majorité, Mohamed Bilal Messaoud.
Le coordinateur avait auparavant suspendu les réunions en raison de l’intransigeance de chaque partie sur ses revendications, la majorité refusant de supprimer ce qu’elle appelle les « durées des mandats », tout en affirmant qu’elle ne faisait pas référence à un troisième mandat.
La majorité a déclaré, pour sa défense, que cette proposition relative à la durée du mandat ne visait pas à ouvrir la voie à un troisième mandat interdit par la Constitution, mais s’inscrivait dans le cadre d’un effort de réforme globale des institutions constitutionnelles.
En revanche, l’opposition a proposé deux options à la majorité : soit supprimer la clause relative aux mandats, soit ouvrir le paragraphe consacré à cette clause et y ajouter la mention « à l’exception des mandats présidentiels ». La majorité a toutefois rejeté ces deux options, affirmant qu’elle s’en tenait au contenu du document qu’elle avait remis au coordinateur du dialogue, Moussa Fall.




