L’opposant malien Ismaïl Sako a accusé les autorités de transition de son pays de mener ce qu’il a qualifié de « stratégie de la terreur » visant à étouffer le débat politique et à intimider les opposants, dans le contexte d’une série d’enlèvements ayant touché des personnalités politiques, militaires et religieuses au cours des dernières semaines.
Dans des déclarations à la presse, Sako a affirmé que les autorités recouraient aux enlèvements et aux détentions pour faire taire les voix dissidentes et empêcher tout débat ou opinion d’opposition.
Il a indiqué que parmi les personnes enlevées figuraient l’avocat Montaga Tal, le président de l’organisation « Yeriwa 223 » Moussa « Aba » Guérin, et Youssouf Daba Diawara, proche de l’opposant en exil Mahmoud Dicko, affirmant qu’ils étaient détenus dans des lieux secrets en dehors de toute procédure légale.
La justice militaire malienne avait annoncé début mai dernier l’ouverture d’une enquête sur des soupçons de complicité liés aux attaques survenues dans le pays le 25 avril dernier, précisant que l’enquête concernait certaines personnalités politiques sans donner plus de détails.
Sako a accusé les autorités de tenter de lier des opposants politiques à des groupes armés sans présenter aucune preuve à l’appui, estimant qu’il s’agissait d’une campagne de propagande visant à semer la terreur au Mali et dans les milieux politiques.
Il a affirmé que l’opposition continuait à se ressaisir pour mettre en évidence les échecs de la transition, qui se poursuit en l’absence de toute perspective claire.




