Le président du Conseil militaire du Niger, Abdoul Rahman Tiani, a déclaré que son pays ne rouvrirait pas ses frontières avec le Bénin tant que certaines « conditions préalables » ne seraient pas remplies, lors d’une interview diffusée par la télévision d’État à l’occasion de l’anniversaire de son arrivée au pouvoir.
Radio France Internationale a rapporté, citant ses sources, que Niamey avait fait part à Cotonou de ses observations concernant les projets d’accords et avait exigé le redéploiement des forces étrangères dont la présence est soupçonnée dans le nord du Bénin vers des zones éloignées de la frontière avec le Niger, des accusations que nie le Bénin.
La radio a ajouté que les autorités nigériennes réclamaient également l’annulation des condamnations prononcées à l’encontre de fonctionnaires nigériens, parmi lesquels la directrice générale adjointe de la société « WAPCO Niger », que le tribunal de lutte contre les crimes économiques et le terrorisme du Bénin a condamnée à 18 mois de prison avec sursis pour usurpation d’identité et utilisation d’insignes falsifiés.
Ces développements interviennent deux mois après la visite du président du Bénin au Niger et cinq semaines après la réunion de la commission d’experts conjointe des deux pays, qui avait suscité l’optimisme quant à la réouverture de la frontière fermée depuis trois ans.




