Le ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, El-Houssein Medou, a déclaré que la baisse enregistrée des cours mondiaux des carburants se répercuterait positivement sur le marché local, conformément au mécanisme légal adopté pour fixer les prix des carburants, soulignant que la Mauritanie n’applique pas un système de libéralisation totale des prix des carburants.
Ould Medou a ajouté, lors de la conférence de presse hebdomadaire du gouvernement, que le marché mauritanien est influencé par les fluctuations des marchés mondiaux, à la hausse comme à la baisse, tout en soulignant que le système de subventions en vigueur limite la répercussion directe de ces variations sur les consommateurs.
Les déclarations du ministre interviennent alors que les cours mondiaux du pétrole ont reculé après l’annonce par les États-Unis et l’Iran d’un accord préliminaire visant à mettre fin aux hostilités, ce qui a renforcé les anticipations d’un retour des flux de brut via le détroit d’Ormuz, l’un des principaux couloirs de transport de pétrole au monde.
Le brut américain West Texas Intermediate (WTI) a reculé d’environ 2,3 % à 75 dollars le baril, tandis que le Brent a baissé d’environ 2 % pour s’établir à environ 78 dollars le baril.
Malgré ce recul, les cours du pétrole restent supérieurs aux niveaux enregistrés avant le début du conflit militaire, les deux types de brut s’échangeant alors à près de 70 dollars le baril, après avoir franchi la barre des 100 dollars au cours des dernières semaines.
Le ministre a souligné que le mécanisme de tarification des carburants en vigueur en Mauritanie tient compte de l’évolution des marchés internationaux, ce qui permet de répercuter la baisse des prix mondiaux sur le marché national, conformément aux dispositions légales en vigueur.




