Tous les habitants de la ville de Kouakourou, dans le centre du Mali, ont fui après la prise de contrôle du camp militaire de la ville par le groupe « Al-Nusra pour l’islam et les musulmans », tandis que les renforts de l’armée malienne, soutenus par des éléments de la Légion africaine russe, n’ont pas réussi à atteindre la ville à la suite d’attaques répétées menées par les combattants du groupe, selon des sources locales concordantes.
Ces sources, parmi lesquelles figuraient des notables et des habitants de la ville, ont indiqué que le groupe avait pris le contrôle du camp militaire le 18 juillet et, le lendemain, abattu un hélicoptère de l’armée malienne. Il aurait également capturé plusieurs soldats qui portaient des vêtements civils alors qu’ils tentaient de se fondre parmi la population, avant d’ordonner aux habitants de quitter la ville.
Les sources ont ajouté que l’armée malienne avait déployé des renforts pour reprendre le contrôle de Kouakourou, mais que le convoi militaire, composé de soldats maliens et d’éléments du Corps africain russe, avait été contraint de battre en retraite vers la ville de Djenné après avoir essuyé des embuscades et des attaques de drones, sans compter la destruction d’un pont sur la route menant à la ville.
Parallèlement, l’armée malienne a annoncé le 21 juillet avoir mené des frappes aériennes dans la région qui ont abouti, selon son communiqué, à la « neutralisation » de cinq « terroristes » circulant à moto et à la destruction d’une camionnette chargée de matériel logistique.
Selon ces sources, les habitants de Kouakourou se sont dispersés entre les villages voisins de Bora et de Saba et la ville de Djenné, située à environ 40 kilomètres, où des familles ont accueilli des personnes déplacées, tandis que les autorités locales fournissaient un abri à des centaines d’autres dans une école de la ville.




