Les autorités maliennes ont dévoilé mercredi un nouvel avion présidentiel destiné aux déplacements des hauts responsables de l’État, après l’avoir acquis pour 15,6 milliards de francs CFA (environ 23,8 millions d’euros), afin de remplacer l’ancien avion présidentiel qui a été mis hors service après avoir été endommagé lors d’une attaque visant l’aéroport militaire de Bamako en septembre 2024.
Le ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances a inspecté le nouvel appareil lors d’une visite à laquelle l’ont accompagné le secrétaire général de la présidence de la République et le coordinateur de la flotte aérienne présidentielle.
Les médias officiels ont diffusé des photos de l’appareil, montrant la cabine pour passagers, le poste de pilotage et les équipements intérieurs.
Des responsables techniques ont précisé qu’il s’agissait d’un Boeing 737, du même modèle que l’appareil précédent, mais qu’il avait fait l’objet d’une modernisation portant notamment sur les systèmes de navigation et les équipements du poste de pilotage, ainsi que d’un réaménagement de la cabine pour l’adapter aux voyages officiels.
L’avion a une autonomie de vol pouvant atteindre 11 500 kilomètres, ce qui équivaut à environ 14 heures de vol en continu, et sa vitesse maximale est de 950 kilomètres à l’heure, tandis que son altitude de croisière est d’environ 41 000 pieds, ce qui lui permet d’effectuer de longs vols internationaux sans escale.
L’ancien avion présidentiel avait subi d’importants dommages lors d’une attaque menée par des hommes armés contre l’aéroport militaire de Bamako le 17 septembre 2024, qui avait entraîné l’incendie de l’un de ses moteurs. L’attaque avait été revendiquée par le groupe « Nasra al-Islam wa al-Muslimin », lié à Al-Qaïda.
Les autorités maliennes ont indiqué que les expertises techniques avaient conclu que la réparation de l’avion endommagé n’était pas rentable en raison de l’ampleur des dégâts mécaniques et structurels, ce qui les a poussées à rechercher une alternative pour les vols officiels.
Le ministre de l’Économie et des Finances a ajouté que la compagnie d’assurance avait versé 6 milliards de francs CFA au Trésor public à titre d’indemnisation pour l’ancien avion, précisant que des négociations étaient en cours pour vendre ses pièces détachées et ses équipements, d’une valeur comprise entre 3 et 4 milliards de francs CFA, dans le but de réduire le coût final d’acquisition du nouvel avion.




