Le bureau politique du Parti Insaf, au pouvoir en Mauritanie, a chargé la commission permanente du parti d’étudier les moyens permettant d’écouter sa base et de répondre à sa demande de maintien du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, alors que s’intensifient, au sein du camp de la majorité, les appels à une révision de la Constitution afin de lui permettre de briguer un troisième mandat présidentiel.
Le secrétaire permanent chargé de la communication et de la formation au sein du parti, Yeramba Ould El-Man, a déclaré lors d’une conférence de presse dimanche dernier que les délégations du parti avaient écouté les élus, les électeurs et les personnalités influentes de la scène politique, et que les discussions avaient porté sur les questions économiques, sociales et politiques, ainsi que sur l’état d’avancement des projets mis en œuvre par le gouvernement et du programme d’urgence.
Il a souligné que l’intérêt que suscite la question du troisième mandat auprès de l’opinion publique a fait de la demande de candidature de Ghazouani un « point » saillant parmi les informations rapportées par les délégations des différentes régions, précisant que le parti dispose d’une large base électorale grâce à la majorité des sièges au Parlement, à la totalité des conseils régionaux et à plus de 160 maires.
Ould El-Man a souligné que les conclusions des missions du parti ne se limitaient pas à la demande d’un troisième mandat, mais il a insisté sur le fait que la décision du parti concernant les mandats et les recommandations issues des rapports de ces missions était « très claire et sans ambiguïté ».
Les déclarations de ce responsable du parti interviennent alors que s’intensifient les appels lancés par des dirigeants et des personnalités proches du pouvoir en faveur d’une révision de la Constitution afin de permettre à Ghazouani de se présenter pour un troisième mandat, une initiative qui a suscité le rejet et les critiques d’autres forces politiques.
La Constitution mauritanienne limite le nombre de mandats présidentiels à deux, après qu’un référendum organisé en 2006 ait adopté des amendements constitutionnels visant notamment à consacrer cette disposition, tout en fixant la durée du mandat à cinq ans, renouvelable une seule fois.




