Le Maroc a choisi de donner le nom du président américain Donald Trump à l’un de ses plus grands projets d’infrastructure, une initiative qui reflète l’importance que Rabat accorde à la décision prise en 2020 par l’administration Trump de reconnaître la souveraineté du Royaume sur le Sahara marocain, décision qui reste l’un des piliers majeurs des relations entre les deux pays.
Le Maroc a annoncé le baptême de l’ « autoroute Donald J. Trump » à la route reliant Tiznit à Dakhla, qui s’étend sur plus de 1 050 kilomètres, après que le souverain marocain, le roi Mohammed VI, eut informé le président américain de cette décision dans une lettre datée du 2 juillet, dans laquelle il qualifiait la reconnaissance américaine du Sahara marocain d’étape décisive dans l’histoire des relations bilatérales.
Dans cette lettre, le roi a déclaré que la décision de Washington avait donné aux relations maroco-américaines « un élan sans précédent », ajoutant que le fait de donner le nom de Trump à cette autoroute traduisait la reconnaissance du Maroc pour le rôle qu’il a joué dans le renforcement du partenariat entre les deux pays. Quelques semaines plus tard, le président américain a répondu via la plateforme « Truth Social », exprimant ses remerciements au souverain marocain, qualifiant cette initiative de « grand honneur » et manifestant son souhait de se rendre au Maroc et d’emprunter la route qui porte son nom.
Mais cette route, qui relie le nord du royaume au sud en passant par Guelmim et Laâyoune jusqu’à Dakhla, ne constitue pas seulement un projet de transport.
Elle occupe une place centrale dans la vision marocaine du développement des provinces du sud et du renforcement de leurs liens avec le reste du pays, et s’inscrit également dans une stratégie plus large visant à transformer la façade atlantique en un corridor économique et logistique reliant l’Europe à son arrière-pays africain.
Cette décision intervient alors que Rabat continue d’étendre ses investissements dans le Sahara marocain, parallèlement à des initiatives diplomatiques visant à consolider le soutien international à l’initiative d’autonomie qu’elle propose comme base d’un règlement du conflit.
Les États-Unis sont la première grande puissance à reconnaître la souveraineté du Maroc sur le Sahara marocain, une position annoncée par l’administration Trump en décembre 2020.
Les administrations américaines suivantes ont continué à réaffirmer leur soutien à l’initiative d’autonomie, qu’elles considèrent comme un cadre sérieux, crédible et réaliste pour parvenir à une solution.




