La Gendarmerie nationale mauritanienne a annoncé le démantèlement de deux réseaux actifs dans la vente et la distribution de stupéfiants et de substances psychotropes dans la ville d’Atar, lors d’une opération qui a abouti à l’arrestation de 13 personnes et à la saisie de quantités de résine de cannabis, connue localement sous le nom de « pierre noire », ainsi que de cannabis indien.
La Gendarmerie a précisé que l’opération avait été menée par la compagnie d’Atar, en coordination avec les compagnies n° 1 de Nouakchott et de Nouadhibou, dans le cadre des efforts visant à lutter contre les réseaux de trafic de stupéfiants et de substances psychotropes.
Cette opération est la dernière d’une série d’opérations de sécurité annoncées récemment par la Gendarmerie nationale. Depuis début juillet, ses unités ayant réussi à démanteler 10 réseaux actifs dans le trafic de stupéfiants et de substances psychotropes, selon une synthèse des données publiées par l’institution.
Ces opérations ont abouti à l’arrestation d’au moins 40 personnes et à la saisie de plus de 20 kilogrammes de stupéfiants de différentes sortes, ainsi que de plus de 10 000 comprimés de substances psychotropes et de pilules hallucinogènes.
Parmi les saisies figuraient des quantités de résine de cannabis de la marque « Al-Hajar Al-Aswad », du cannabis indien, de la cocaïne de haute pureté et des drogues de synthèse telles que le « Kush », ainsi que de l’ecstasy, du crystal, de l’amphétamine et des médicaments à effet psychotrope comme la prégabaline.
Les plus importantes saisies ont eu lieu le 3 août dans la région de Tiris Zemmour, où la gendarmerie a démantelé un réseau de trafic de stupéfiants, arrêté sept personnes et saisi 7,5 kilogrammes de « pierre noire », 1,349 kilogramme de cocaïne de haute pureté, ainsi que 3 200 comprimés de psychotropes.

À Nouakchott, le 9 juillet, les unités de la gendarmerie ont démantelé un réseau qui se livrait au trafic de stupéfiants dans plusieurs quartiers, en concentrant notamment ses activités à proximité des écoles, des lycées et des universités. Elles ont arrêté quatre personnes et saisi plus de cinq kilogrammes de résine de cannabis compressée, six grammes de cocaïne, ainsi que des quantités d’amphétamines, d’ecstasy et de crystal.
Ces opérations ont également permis de démanteler un réseau de vente de « kouch » dans la capitale, de saisir environ cinq kilogrammes de cannabis à Oul Yenge et d’arrêter un ressortissant étranger à Nouadhibou en possession de 1,21 kilogramme de stupéfiants à la suite d’une fouille effectuée à l’aide de chiens renifleurs.
À Rosso, la gendarmerie a déjoué une tentative de contrebande de 2 790 comprimés de psychotropes via le centre des bacs et a arrêté une femme étrangère qui, selon les autorités, avait dissimulé une partie de la marchandise dans ses vêtements et avait fait appel à une mineure pour en cacher une autre partie.
Des unités de la gendarmerie ont également démantelé d’autres réseaux à Zouerate, Bir Moghreïn et Nouakchott-Ouest, où elles ont saisi des milliers de comprimés hallucinogènes, dont 4 065 comprimés de prégabaline, ainsi que des quantités de « pierre noire » et du matériel servant à la préparation et au conditionnement des stupéfiants en vue de leur vente.
Ces opérations successives témoignent d’une intensification de l’activité des réseaux de distribution de stupéfiants à l’intérieur du pays, les saisies passant des substances traditionnelles telles que le cannabis à des substances plus variées, notamment la cocaïne, les drogues de synthèse et les psychotropes.
Alors que la Mauritanie est classée depuis des années parmi les voies de transit de la drogue dans la région du Sahel, les opérations récentes laissent entrevoir une expansion des réseaux axés sur la distribution et la consommation en milieu urbain, comme en témoigne la nature des affaires rendues publiques par les autorités.




